Madagascar : la Banque mondiale débloque 90 millions pour la nutrition

La rédaction avec
15:158/06/2026, lundi
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Cet appui vise principalement à réduire le retard de croissance chez les enfants et à améliorer la santé de millions de familles vulnérables à travers l'île, a précisé l'institution financière internationale.
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Cet appui vise principalement à réduire le retard de croissance chez les enfants et à améliorer la santé de millions de familles vulnérables à travers l'île, a précisé l'institution financière internationale.

Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement additionnel de 90 millions de dollars destiné au programme de nutrition de Madagascar, visant à réduire le retard de croissance chez les enfants, selon un communiqué officiel.

Un financement additionnel de 90 millions de dollars

Selon un communiqué publié le 8 juin, le Groupe de la Banque mondiale a annoncé l'octroi d'un financement complémentaire de 90 millions de dollars pour intensifier le programme phare de nutrition de Madagascar.

Cet appui vise principalement à réduire le retard de croissance chez les enfants et à améliorer la santé de millions de familles vulnérables à travers l'île, a précisé l'institution financière internationale.

Par ailleurs, ce montant se décompose en deux sources distinctes. Une enveloppe de 80 millions de dollars provient de l'Association internationale de développement (IDA), tandis que le Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (GFF) contribue à hauteur de 10 millions de dollars, a indiqué la même source.

Le Programme d'amélioration des résultats nutritionnels

Ce financement s'inscrit dans le cadre du Programme d'amélioration des résultats nutritionnels (PARN), une initiative décennale lancée en 2017 par les autorités malgaches et leurs partenaires internationaux.

L'objectif fixé consiste à réduire de 30 % le retard de croissance chez les enfants et à atteindre 600 000 enfants d'ici l'année 2028, selon les données officielles.

De plus, ce programme assure également un accès élargi aux services essentiels de santé et de nutrition, couvrant notamment la santé reproductive ainsi que la santé maternelle, néonatale, infantile et adolescente.

Au total, plus de 5 millions de personnes résidant dans les régions les plus vulnérables de Madagascar devraient bénéficier de ces prestations, a souligné la Banque mondiale.

Des défis persistants dans le Sud

Toutefois, malgré les avancées enregistrées ces dernières années, certaines régions du pays continuent de faire face à des défis nutritionnels majeurs.

Dans les parties sud et sud-est de l'île, le taux de retard de croissance dépasse encore les 47 %, selon les statistiques de la Banque mondiale.

En outre, le retard de croissance infantile trouve son origine dans une combinaison de facteurs complexes.

La défaillance ou l'absence de soins sanitaires adéquats, la malnutrition due à une alimentation inadaptée, ainsi que la mauvaise qualité de l'eau et des infrastructures d'assainissement constituent les principales causes identifiées par les experts.

Un partenariat renforcé depuis 2017

Par ailleurs, Madagascar a rejoint le Mécanisme de financement mondial (GFF) en 2017 en tant que pays partenaire, ouvrant ainsi la voie à une coopération soutenue dans le secteur sanitaire.

Depuis lors, 35 millions de dollars de subventions accordés par ce mécanisme ont permis de mobiliser près de 243 millions de dollars de financements supplémentaires du Groupe de la Banque mondiale, selon la même institution.

Cet appui financier s'est également accompagné d'une assistance technique visant à améliorer le financement de la santé, la planification des ressources humaines, le suivi des services médicaux et l'accès aux produits de santé essentiels. Selon la même source, ces interventions complémentaires renforcent la capacité du système de santé malgache à répondre aux besoins des populations les plus vulnérables.


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