Public Sénat attaque Nouvelle Aube : "Nous ne nous tairons pas"

La rédaction
12:094/06/2026, jeudi
MAJ: 4/06/2026, jeudi
Yeni Şafak
Accusé sur Public Sénat d'être "d'extrême droite" et "antisémite", notre média rejette des propos graves et dénonce une atteinte à son honneur.
Crédit Photo : Nouvelle Aube / Yeni Safak
Accusé sur Public Sénat d'être "d'extrême droite" et "antisémite", notre média rejette des propos graves et dénonce une atteinte à son honneur.

Notre média rejette fermement les accusations d’"extrême droite" et d’"antisémitisme" formulées le 24 mai 2026 par Steve Jourdin dans l’émission "Grand Jury" sur Public Sénat. Notre rédaction dénonce des propos graves, infondés et diffamatoires, tenus sur une antenne relevant du service public. Nous rappelons notre statut de média privé turc indépendant, notre engagement contre toutes les formes de racisme et notre droit à critiquer la politique israélienne. Des démarches sont en cours avec nos avocats.

Le 24 mai 2026, lors de l’émission "Grand Jury" diffusée sur Public Sénat, le journaliste Steve Jourdin, ouvertement sioniste, a qualifié notre média
"d’extrême droite"
et
"d’antisémite".

Nous rejetons avec la plus grande fermeté ces accusations graves, infondées et diffamatoires. Elles constituent une atteinte directe à l’honneur de notre rédaction, de notre lectorat et de nos invités.

Ces propos sont d’autant plus problématiques qu’ils ont été tenus sur une antenne relevant du service public français, dans un cadre présenté comme journalistique, et par un intervenant se définissant lui-même comme proche du sionisme social-démocrate.

Nous considérons que ces déclarations ne relèvent pas d’une analyse journalistique équilibrée, mais d’une tentative de discrédit politique visant un média critique de la politique israélienne et engagé dans la couverture du génocide en cours à Gaza.


Une accusation qui porte atteinte à notre rédaction


Assimiler notre média à
"l’extrême droite"
et à
"l’antisémitisme"
est une accusation d’une extrême gravité.

Notre rédaction France compte plusieurs membres et chroniqueurs dont l’histoire familiale les rattache profondément à l’antinazisme, à la mémoire de la Résistance et au refus absolu de toute idéologie raciste.

Présenter notre média comme antisémite constitue donc une insulte à notre travail, à nos valeurs et à celles et ceux qui contribuent à notre production éditoriale.

Nous rappelons que la lutte contre l’antisémitisme, comme la lutte contre l’islamophobie, le racisme anti-Arabes, le racisme anti-Noirs et toutes les formes de haine, doit être menée avec sérieux. Elle ne peut être instrumentalisée pour disqualifier des voix critiques de la politique israélienne.


Un média privé turc indépendant


Nous sommes un média privé turc indépendant.

Notre ligne éditoriale peut être qualifiée de conservatrice par certains observateurs, selon des grilles d’analyse occidentales. Mais elle ne relève en aucun cas de l’extrême droite, ni française, ni turque.

Nous couvrons l’actualité internationale, la Palestine, la Türkiye, les discriminations, l’islamophobie, les violences coloniales, les débats politiques français et les fractures médiatiques contemporaines.

Notre engagement contre le génocide à Gaza et notre refus de l’islamophobie nous exposent régulièrement aux attaques du Rassemblement national, de Reconquête et d’une partie de la sphère réactionnaire. Ces attaques suffisent à démontrer l’absurdité des étiquettes qui nous sont aujourd’hui accolées.


Une mécanique de disqualification désormais connue


Les propos tenus à notre encontre s’inscrivent dans un climat plus large de campagnes de dénigrement visant des personnalités, journalistes, artistes, élus ou militants critiques de la politique israélienne.

Guillaume Meurice, Akim Omiri, Rima Hassan et d’autres ont fait l’objet de pressions, d’accusations et de tentatives de mise au ban pour avoir exprimé des positions critiques envers Israël ou solidaires du peuple palestinien.

Nous observons avec inquiétude cette mécanique: assimiler la critique d’Israël à de l’antisémitisme, puis utiliser cette accusation pour intimider, marginaliser ou faire taire.

Nous refusons cette confusion dangereuse.

Critiquer une idéologie, un État, son gouvernement, son armée ou sa politique coloniale ne revient pas à viser une religion ou une population. Dénoncer les crimes commis à Gaza n’est pas un acte de haine. Défendre les droits du peuple palestinien n’est pas de l’extrémisme.


Le service public doit garantir le pluralisme


Ces accusations ont été prononcées sur Public Sénat. Cela pose une question essentielle: le service public peut-il servir de tribune à des accusations aussi graves sans contradiction, sans contextualisation et sans droit de réponse effectif?

Nous estimons qu’un média mis en cause aussi directement doit pouvoir répondre dans des conditions équitables.

Le pluralisme ne peut pas fonctionner si certains journalistes ou commentateurs disposent d’un espace d’accusation, tandis que les médias visés sont privés de réponse.


Des démarches en cours avec nos avocats


Face à la gravité de ces propos, des démarches sont en cours avec nos avocats afin d’envisager toutes les suites nécessaires.

Nous demandons que les accusations portées contre notre média soient traitées avec le sérieux qu’elles imposent.

Nous ne laisserons pas notre rédaction, nos lecteurs, nos invités et notre travail journalistique être salis par des amalgames politiques.

Nous continuerons à faire notre travail: informer, documenter, donner la parole aux voix marginalisées et couvrir les réalités que d’autres préfèrent invisibiliser.

Critiquer Israël et toute idéologie mortifère se revendiquant du judaïsme n’est pas de l’antisémitisme.

Défendre Gaza n’est pas de l’extrémisme.

Refuser l’islamophobie n’est pas un crime.

Faire du journalisme n’est pas un délit.

Nous ne nous tairons pas.


La Rédaction de Nouvelle Aube

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