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Le secrétaire d'État américain Marco Rubio écoute le président américain Donald Trump s'exprimer lors d'un point presse dans la salle Brady de la Maison Blanche à Washington, peu après une fusillade survenue lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche, le 25 avril 2026.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré lundi entrevoir des "signes prometteurs" d’une possible démilitarisation du Hamas, soulignant que l’ensemble du plan du président Donald Trump pour la bande de Gaza repose sur cette condition.
"Nos partenaires en Égypte et en Türkiye sont impliqués dans ce processus. Il y a eu des signes encourageants ces derniers jours indiquant que nous nous rapprochons d’un accord sur leur démilitarisation"
, a-t-il affirmé lors d’un entretien avec Fox News.
Il a toutefois insisté sur le caractère central de cette exigence :
"Tout ce projet ne peut fonctionner que si le Hamas est démilitarisé. Tant que cela ne se produit pas, tout reste incertain".
Interrogé sur un éventuel soutien de Washington à une reprise des opérations militaires israéliennes en cas d’échec, Marco Rubio a refusé de spéculer, exprimant l’espoir d’éviter une telle issue.
"L’objectif est qu’une force de sécurité palestinienne, soutenue par une force internationale, puisse sécuriser Gaza"
, a-t-il ajouté.
De son côté, le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a estimé auprès de Anadolu (AA) que l’insistance sur la démilitarisation, sans respect des engagements de la première phase de l’accord de cessez-le-feu,
"complique les négociations"
sur la phase suivante.
Menaces de reprise de combat
Ces propos font suite à une réunion tenue au Caire réunissant des responsables du Hamas, des autorités égyptiennes ainsi que des représentants internationaux, dont l’ancien émissaire de l’ONU Nikolay Mladenov et un conseiller américain de haut niveau.
Le Hamas affirme avoir respecté les engagements de la première phase, notamment la libération d’otages israéliens, accusant Israël de ne pas avoir rempli ses obligations humanitaires et de poursuivre ses opérations militaires.
La deuxième phase de l’accord prévoit notamment un retrait plus large des forces israéliennes de Gaza, la reconstruction du territoire et l’ouverture de discussions sur le désarmement des factions.
Concernant les menaces israéliennes de reprise des combats, Hazem Qassem les a qualifiées d’
voués à l’échec, affirmant qu’Israël
"n’a en réalité pas cessé la guerre"
, évoquant la poursuite des frappes, l’occupation de certaines zones de la bande de Gaza et les restrictions imposées à l’aide humanitaire.
Dans ce contexte, le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich a récemment réitéré son appel à une réoccupation complète de Gaza et à l’établissement de colonies.
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