
La députée insoumise Mathilde Panot a vivement critiqué l'approche diplomatique française, dénonçant l'absence de mesures coercitives contre Israël malgré les opérations militaires au Liban et dans la bande de Gaza, alors que Paris a multiplié les sanctions contre Moscou.
Intervenue sur France Inter dans le cadre de l'émission Questions politiques, l'élue a mis en lumière les contradictions de la politique extérieure menée par Paris face aux crises internationales contemporaines.
Elle a particulièrement insisté sur la distinction opérée par le gouvernement français entre la Russie et Israël en termes de sanctions et de condamnations.
Sanctions russes versus inaction israélienne
L'élue de gauche a chiffré à dix-neuf le nombre de trains de mesures restrictives adoptés par la France contre le Kremlin depuis le début du conflit ukrainien.
Escalade militaire au Proche-Orient
Les territoires palestiniens et le Liban connaissent depuis des mois une intensification sans précédent des hostilités.
Par ailleurs, l'offensive terrestre lancée par Tsahal dans le sud du pays fait suite aux échanges de tirs transfrontaliers avec le Hezbollah. La région demeure par ailleurs sous tension suite aux frappes aériennes menées conjointement par Washington et Tel-Aviv contre l'Iran fin février.
Cessez-le-feu fragile et négociations américaines
Malgré l'annonce d'une trêve de dix jours le seize avril dernier, les accords ont été systématiquement violés par les parties en présence.
Le président américain Donald Trump a récemment fait état d'une prolongation de trois semaines de cette suspension des hostilités entre l'État hébreu et le Liban, suite à des pourparlers de haut niveau tenus à la Maison-Blanche.
Dans la bande de Gaza, un arrangement similaire supervisé par les Américains est théoriquement en vigueur depuis le dix octobre, mettant fin à vingt-quatre mois de conflit qui ont fait soixante-douze mille morts, majoritairement des femmes et des enfants, ainsi que cent soixante-douze mille blessés.











