
La crise au Moyen-Orient exerce une pression croissante sur l’emploi, les revenus et les conditions de travail à l’échelle mondiale, alimentée par la hausse des prix de l’énergie, les perturbations des routes commerciales et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, selon un rapport publié lundi par l’Organisation internationale du Travail (OIT).
L’organisation estime que les conséquences du conflit dépassent désormais largement la région et pourraient s’inscrire dans la durée, dans un contexte mondial déjà marqué par une croissance faible et des déficits persistants en matière de travail décent.
Dans les États arabes, les heures de travail pourraient chuter jusqu’à 10,2 % dans un scénario de forte escalade, soit un recul supérieur à celui observé durant la pandémie de Covid-19.
Face à ces risques, l’OIT appelle les gouvernements à adopter des réponses centrées sur la protection de l’emploi, des revenus et des conditions de travail, notamment pour les travailleurs informels, les migrants, les réfugiés et les petites entreprises.
Depuis les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran le 28 février, suivies de représailles iraniennes et de la fermeture du détroit d’Ormuz, les tensions demeurent élevées dans la région. Un cessez-le-feu instauré le 8 avril sous médiation pakistanaise reste fragile, malgré sa prolongation par le président américain Donald Trump, tandis qu’un blocus maritime autour des ports iraniens est toujours maintenu.









