
L'ancien ministre algérien de l'Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, a été condamné lundi à cinq ans de prison et écroué pour des faits de corruption, selon des médias locaux.
Le tribunal de Sidi M'hamed à Alger a assorti la peine de prison d'une amende d'un million de dinars (près de 6.500 euros), avec mandat de dépôt à l'issue d'un procès où il comparaissait libre.
Son fils, Mehdi Aoun, a également été condamné à six ans de prison ferme, et l'homme d'affaires Abdelnour Abdelmoula, considéré comme le principal accusé, à 10 ans de prison ferme.
Selon la presse, l'enquête a démontré des pratiques de favoritisme et des décisions contraires aux règles encadrant la gestion des biens publics.
Vaste campagne de lutte contre la corruption
M. Aoun, ancien PDG du groupe pharmaceutique Saidal et ancien cadre supérieur au sein du ministère de l'Industrie, avait été nommé ministre de l'Industrie pharmaceutique en septembre 2022, puis ministre de l'Industrie et de la Production pharmaceutique en mars 2023 avant d'être remplacé le 18 novembre 2024.
Jugé dans la même affaire, Charaf Eddine Amara, ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF) et du groupe public Madar, a été relaxé.
Le président Abdelmadjid Tebboune, élu en décembre 2019 et réélu en septembre 2024, a lancé une vaste campagne de lutte contre la corruption qui a visé plusieurs ministres et anciens responsables de l'ère Bouteflika.











