Armée coloniales israélienne: hausse des suicides

La rédaction avec
13:1129/04/2026, Çarşamba
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Un rapport évoque une augmentation des suicides parmi les soldats israéliens, sur fond de réduction du soutien en santé mentale.
Crédit Photo : X /
Un rapport évoque une augmentation des suicides parmi les soldats israéliens, sur fond de réduction du soutien en santé mentale.

Les suicides au sein de l’armée israélienne sont en hausse, dans un contexte de réduction du soutien en santé mentale pour les soldats.

Au moins 10 soldats israéliens en service actif se sont donné la mort depuis le début de l’année 2026, dont six cas enregistrés pour le seul mois d’avril, indique le rapport.

Il ajoute que trois réservistes ayant servi pendant la guerre sont également décédés par suicide ce mois-ci après avoir achevé leur service, ainsi que deux policiers, dont un agent conscrit de la police des frontières.


Ces données
"indiquent une augmentation continue des suicides au sein de l’appareil de défense"
, une tendance amorcée depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023.

Un haut responsable de la direction des ressources humaines de l’armée israélienne a reconnu des difficultés à gérer la situation, déclarant:
"Au début de la guerre, nous pensions avoir la situation sous contrôle… et elle nous a explosé au visage."

Des sources militaires ont évoqué la prolongation des combats et la charge psychologique cumulative pesant sur un nombre relativement restreint de soldats comme principaux facteurs de cette hausse.

Certains responsables ont également lié l’augmentation observée en avril aux commémorations du
"Memorial Day"
et à l’accent mis sur le deuil, bien que des experts en santé mentale aient contesté cette explication, soulignant que de tels schémas n’avaient pas été observés les années précédentes.

Des militants travaillant avec des soldats souffrant de troubles psychologiques liés au service militaire ont indiqué que l’ampleur du soutien en santé mentale a diminué,
"malgré les affirmations publiques de l’armée"
.

Ils ont notamment pointé la suppression, en début d’année, des journées de débriefing psychologique pour les réservistes avant leur retour à la vie civile, une mesure depuis partiellement rétablie.

"C’est tout simplement irresponsable de nous renvoyer chez nous dans ces conditions"
, a déclaré un soldat, critiquant le manque de soutien adéquat après les déploiements.

Des officiers de réserve spécialisés en santé mentale ont également averti que, même lorsque ces débriefings ont lieu, ils restent souvent trop courts et insuffisants, l’un d’eux les comparant à
"mettre un pansement sur une artère en train de saigner"
.

Le rapport souligne par ailleurs une baisse de la présence des spécialistes de santé mentale dans les zones opérationnelles, certains soldats affirmant n’avoir rencontré aucun professionnel, même après avoir été impliqués dans des combats dans le sud du Liban.

Dans plusieurs cas, des commandants auraient exercé des pressions sur des soldats souffrant de trouble de stress post-traumatique pour qu’ils reprennent le service, allant parfois jusqu’à entraver leur accès aux soins, en raison notamment du manque d’effectifs et de perceptions dépassées sur la santé mentale.


Un ancien responsable de la branche clinique de santé mentale de l’armée a averti que
"certains auraient pu être sauvés si les signes d’alerte avaient été pris en compte"
, ajoutant:
"Ce n’est plus un simple avertissement, c’est une alerte réelle."

Selon les données citées par Haaretz, la hausse est significative par rapport aux années précédant la guerre, où la moyenne annuelle était d’environ 12 suicides. Ce chiffre est passé à sept entre octobre et fin 2023, puis à 21 en 2024 et 22 en 2025, soit le niveau le plus élevé depuis 15 ans.

Ces chiffres n’incluent pas les soldats décédés par suicide après la fin de leur service, ce qui laisse penser que le bilan réel pourrait être plus élevé. L’armée n’a commencé que récemment à reconnaître ces cas, sous la pression des médias et de l’opinion publique.


Parmi les cas évoqués figurent des soldats exposés à des conditions de combat intenses, notamment des réservistes déployés à Gaza sur de longues périodes et diagnostiqués avec un trouble de stress post-traumatique, ainsi que des opérateurs de drones et du personnel du renseignement confrontés à une forte pression psychologique.

En réponse, l’armée israélienne a affirmé considérer la santé mentale comme
"une partie intégrante de sa responsabilité"
, indiquant avoir renforcé son dispositif en recrutant des centaines de professionnels et en les déployant dans les zones opérationnelles depuis le début de la guerre.

Elle a ajouté que des dispositifs de soutien émotionnel et de débriefing sont proposés à
"des dizaines de milliers"
de militaires, et que chaque cas de suicide fait l’objet d’une analyse approfondie afin d’en tirer des enseignements.

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