
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré jeudi que les attaques israéliennes visant des journalistes constituent des "crimes de guerre", dénonçant une stratégie répétée dans le sud du Liban.
Il a affirmé que le fait de cibler des journalistes, d’empêcher l’accès des secours et de frapper à nouveau des sites déjà touchés représente des violations graves du droit international. Selon lui, ces attaques ne sont plus des incidents isolés mais s’inscrivent dans un "schéma documenté".
Le chef du gouvernement a ajouté que le Liban entend poursuivre ces faits devant les instances internationales compétentes.
La journaliste Amal Khalil a été tuée mercredi lors d’une frappe israélienne alors qu’elle était en mission, selon la Croix-Rouge.
D’après l’Agence nationale de l’information libanaise, elle et la journaliste Zeinab Faraj auraient été encerclées par les forces israéliennes, empêchant les secours d’intervenir. Zeinab Faraj a finalement été évacuée blessée et hospitalisée, son état étant stable après une opération à la tête, avec également une fracture à la jambe.
Depuis le 2 mars, plus de 2 200 personnes ont été tuées et plus d’un million déplacées en raison de l’intensification des frappes israéliennes au Liban, dans un contexte de conflit régional élargi.
Les attaques se poursuivent malgré un cessez-le-feu de dix jours, négocié sous médiation américaine et entré en vigueur le 16 avril.









