
L’universitaire belge Tom Sauer, professeur de politique internationale à l’Université d’Anvers et chercheur invité à l’Université Meiji Gakuin à Tokyo, estime que la guerre contre l’Iran met en lumière « l’hypocrisie nucléaire » d’Israël et les contradictions de la politique américaine au Moyen-Orient.
Selon Tom Sauer, le programme nucléaire iranien figure parmi les principales raisons avancées pour justifier cette guerre. Il affirme également que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aurait convaincu Donald Trump de frapper l’Iran pour la deuxième fois en moins d’un an, selon le New York Times.
Double standard nucléaire
L’universitaire s’interroge sur la légitimité d’Israël à empêcher d’autres États d’acquérir l’arme nucléaire alors que l’État hébreu n’a jamais signé le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et possède lui-même l’arme atomique sans jamais l’avoir officiellement reconnu.
Il avertit qu’une nucléarisation de l’Iran pourrait pousser d’autres pays de la région, notamment l’Arabie saoudite, à chercher également à se doter de l’arme nucléaire.
Pressions croissantes aux États-Unis
Depuis la fin des années 1960, les administrations américaines successives évitent officiellement de confirmer l’existence de l’arsenal nucléaire israélien.
Il considère cette initiative parlementaire comme un précédent inédit dans le débat politique américain.
Selon lui, l’évolution de l’opinion publique américaine à l’égard d’Israël, notamment après les bombardements israéliens à Gaza, a contribué à rendre cette critique plus visible au sein du Parti démocrate.
Il rappelle enfin que ce débat intervient alors que se tient à New York la conférence d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire, signé par la quasi-totalité des États du monde à l’exception notamment d’Israël, de l’Inde et du Pakistan.











