
Les ministres des Affaires étrangères de la Türkiye, de l’Égypte, de l’Indonésie, de la Jordanie, du Pakistan, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis dénoncent la décision d’Israël de déclarer des terres de Cisjordanie "terres d’État", accusant Tel-Aviv d’accélérer la colonisation et d’imposer une souveraineté illégale.
Le ministère des Affaires étrangères a publié une déclaration conjointe des ministres des Affaires étrangères de la Türkiye, de l’Égypte, de la Jordanie, de l’Indonésie, du Pakistan, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.
La déclaration a confirmé que ces mesures constituent une violation manifeste du droit international et du droit international humanitaire, en particulier de la Quatrième Convention de Genève, ainsi que des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment la Résolution 2334 (2016).
La déclaration a souligné que la décision est également en contradiction avec l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice concernant les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d’Israël dans les territoires palestiniens occupés, lequel souligne l’illégalité des mesures visant à modifier le statut juridique, historique et démographique de ces territoires, l’obligation de mettre fin à l’occupation ainsi que l’interdiction de l’acquisition de territoire par la force.
La déclaration indique que cette démarche reflète une tentative d’imposer une nouvelle réalité juridique et administrative visant à consolider le contrôle sur les territoires occupés, qu’elle affaiblit la vision d’une solution à deux États, érode les perspectives d’établissement d’un État palestinien indépendant et viable, et met en péril l’instauration d’une paix juste et globale dans la région.
Les ministres ont réitéré leur rejet catégorique de toutes les initiatives unilatérales visant à modifier le statut juridique, démographique et historique des territoires palestiniens occupés et ont précisé:










