
Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a dénoncé la décision du gouvernement israélien de relancer les procédures d’enregistrement foncier dans la "Zone C" de la Cisjordanie occupée.
Lors de son point de presse quotidien, son porte-parole, Stéphane Dujarric, a indiqué que cette décision, prise le 15 février, suscite une vive préoccupation au regard des violations des droits constatées en Cisjordanie. Il a affirmé que le Secrétaire général condamne la reprise de ces opérations cadastrales dans la Zone C.
Risques de dépossession et d’extension du contrôle
Stéphane Dujarric a mis en garde contre les conséquences de cette mesure, estimant qu’elle pourrait conduire à la confiscation de biens appartenant à des Palestiniens et renforcer le contrôle israélien sur les terres concernées.
Il a souligné que de telles initiatives, tout comme le maintien de la présence israélienne dans les territoires palestiniens occupés, sont non seulement déstabilisatrices, mais également contraires au droit international, comme l’a rappelé la Cour internationale de Justice.
Il a, à ce titre, appelé officiellement le gouvernement israélien à revenir sur cette décision.
Une menace pour la solution à deux États
Reprenant les propos d’Antonio Guterres, le porte-parole a averti que l’évolution actuelle de la situation sur le terrain compromet davantage les perspectives d’une solution à deux États.
Il a également réaffirmé la position des Nations Unies selon laquelle toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, ainsi que les dispositifs qui y sont liés, sont dépourvues de toute validité juridique.









