
L’Espagne a officiellement lancé mardi un vaste plan de régularisation exceptionnelle des personnes en situation irrégulière, qui pourrait bénéficier à près d’un demi-million de migrants, a annoncé le gouvernement socialiste de Pedro Sánchez.
Ce processus, approuvé par décret royal en janvier et publié au Journal officiel, ouvre un guichet de dépôt des demandes du 14 avril au 30 juin 2026. Il vise à accorder un permis de séjour et de travail d’un an, renouvelable, valable sur tout le territoire et dans tous les secteurs d’activité.
Selon le ministère de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, environ 500 000 personnes devraient remplir les critères d’éligibilité.
Les demandeurs d’asile ayant déposé une requête avant cette date sont également concernés.
La mesure, portée à l’origine par une initiative législative populaire soutenue par plus de 700 000 signatures et de nombreuses organisations (syndicats, Église catholique, ONG), répond à la fois à des considérations humanitaires et économiques.
L'Espagne fait mieux que le reste de l'Europe
Le gouvernement met en avant le rôle des travailleurs migrants dans des secteurs en tension (agriculture, hôtellerie, soins aux personnes âgées) et la nécessité de soutenir le système de protection sociale face au vieillissement démographique.
La France a restreint les régularisations au cas par cas et allongé les délais de présence requis.
Les réserves de commission européenne
L’Italie privilégie les quotas d’entrée légale via les décrets-flux plutôt qu’une amnistie massive des personnes déjà présentes.
L’Allemagne a clos ses fenêtres limitées de régularisation et renforce les expulsions.
L’opposition de droite (Parti populaire) et l’extrême droite (Vox) ont vivement critiqué cette initiative, qu’ils jugent trop permissive.
Le gouvernement a choisi la voie du décret royal pour contourner un éventuel blocage parlementaire.











