
Au terme d’un entretien confidentiel de près de deux heures au Palais de l’Élysée, le premier ministre slovaque Robert Fico a réaffirmé jeudi la solidité du partenariat stratégique entre Bratislava et Paris. Dans une déclaration enregistrée depuis l’aéroport de Paris, le chef du gouvernement a détaillé les axes de coopération discutés, marqués par une volonté de souveraineté européenne accrue.
Consolidation du volet nucléaire
Sur le plan de l'énergie, le premier ministre slovaque a confirmé la tenue de réunions déjà planifiées avec les hauts dirigeants d’EDF et de Framatome. Il a également acté sa présence au prochain sommet sur le nucléaire, qui se tiendra à Paris en mars prochain.
Coopération industrielle et défense
Abordant la thématique d'une Europe plus autonome, Fico a souligné la complémentarité entre l'industrie de défense française et le secteur de l'armement slovaque, qu'il décrit comme étant en plein développement. Il a indiqué que ces opportunités de collaboration constitueraient un dossier prioritaire pour son ministre de la Défense, Robert Kalinak.
Diplomatie régionale
- Présidence du V4 : Fico a informé Macron des priorités de la future présidence slovaque du Groupe de Visegrad. Il a plaidé pour une rencontre entre les Premiers ministres du V4 et le président français au cours du second semestre 2026.
- Balkans occidentaux : Sur le dossier de l’élargissement de l’Union européenne, un accent particulier a été mis sur la Serbie, Fico dénonçant une"approche injuste"de l'Union européenne à l'égard de Belgrade.
- Ukraine : En tant que pays frontalier, la Slovaquie a exposé sa vision propre de l'évolution du conflit russo-ukrainien, tout en remettant un rapport sur l'aide humanitaire hivernale fournie à Kiev, malgré des points de vue divergents sur certains aspects militaires évoqués par le premier ministre slovaque.
Enjeux économiques
Enfin, Fico a sollicité l'appui de la France pour examiner des initiatives visant à réduire les prix de l'électricité, lesquelles seront présentées lors du sommet informel du Conseil européen le 12 février.
L'atmosphère amicale et informelle a permis un dialogue sans aucun obstacle sur les aspects sensibles de la politique mondiale, a conclu le dirigeant slovaque.
À l'heure de la publication, aucune déclaration officielle n'a été émise par la présidence française.











