Prix des carburants en France : le gouvernement prévoit une baisse "d’au moins 10 centimes" à la pompe

La rédaction avec
11:0510/04/2026, vendredi
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Cette photo prise le 3 avril 2026 montre les prix au litre du gazole dans une station-service de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, alors que la guerre entre les États-Unis et Israël contre l'Iran a bouleversé les marchés mondiaux de l'énergie et des actions, provoquant une flambée des cours du pétrole après que Téhéran eut pratiquement fermé le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique.
Crédit Photo : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Cette photo prise le 3 avril 2026 montre les prix au litre du gazole dans une station-service de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, alors que la guerre entre les États-Unis et Israël contre l'Iran a bouleversé les marchés mondiaux de l'énergie et des actions, provoquant une flambée des cours du pétrole après que Téhéran eut pratiquement fermé le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique.

Le gouvernement français anticipe une baisse prochaine des prix des carburants à la pompe, qui pourrait atteindre "au moins 10 centimes" par litre dans certaines stations, a annoncé jeudi le ministre du Commerce et des PME, Serge Papin.

Selon le ministre, les premières diminutions devraient apparaître "à partir de demain" dans les stations à fort débit, tandis que les stations plus petites pourraient appliquer ces ajustements
"vers dimanche ou lundi"
.

Ces baisses s’expliquent par le recul des cours du pétrole observé mercredi sur les marchés internationaux, à la suite de l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran.

"On surveille la réactivité des stations, on s’assure que les baisses soient répercutées"
, a insisté Serge Papin au micro de RTL, estimant que la baisse devrait atteindre
"plusieurs centimes, au moins 10 centimes"
.
Le gouvernement appelle toutefois à la prudence en raison de la forte volatilité des prix du pétrole. En effet, le cours du baril est reparti à la hausse jeudi, sur fond d’inquiétudes concernant la réouverture effective du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.

Baisse d'environ 15 % pour le Brent et le WTI

Après quarante jours de tensions, Washington et Téhéran ont conclu un cessez-le-feu de deux semaines en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz. Cette annonce a entraîné une chute immédiate des prix du pétrole, avec une baisse d’environ 15 % pour le Brent et le WTI, désormais repassés sous la barre des 100 dollars le baril.

Cette détente sur les marchés pourrait rapidement se traduire par une baisse des prix du carburant. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a ainsi estimé jeudi matin que les tarifs pourraient reculer
"dans les heures ou les jours qui viennent"
, évoquant une diminution de l’ordre de 5 à 10 centimes par litre, une estimation également partagée par les professionnels du secteur.
Selon les médias français, une telle évolution pourrait faire repasser le prix moyen de l’essence SP95-E10 sous la barre des 2 euros le litre, contre environ 2,02 euros actuellement. Le prix du gazole, qui s’élevait en moyenne à 2,40 euros mercredi selon les données de plus de 8 000 stations-service, pourrait également baisser.

Dans ce contexte, le ministre de l’Économie doit réunir les distributeurs à Bercy afin de suivre l’évolution de la situation. De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit s’exprimer vendredi en fin de journée depuis Matignon pour tirer les enseignements de la récente crise énergétique, annonce des sources locales.


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