Allemagne : l’inflation confirmée à 2,7 % en mars, tirée par la hausse des prix de l’énergie liée à la guerre en Iran

La rédaction avec
10:4510/04/2026, vendredi
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Les prix des biens ont progressé de 2,3 % sur un an, tandis que les services ont augmenté de 3,2 %, continuant de dépasser l’inflation globale.
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Les prix des biens ont progressé de 2,3 % sur un an, tandis que les services ont augmenté de 3,2 %, continuant de dépasser l’inflation globale.

Le taux d’inflation annuel en Allemagne a été confirmé à 2,7 % en mars, son plus haut niveau depuis janvier 2024, principalement sous l’effet d’une forte hausse des prix de l’énergie liée à la guerre en Iran, selon les données officielles publiées vendredi par l’office fédéral des statistiques Destatis.

Ce chiffre correspond à l’estimation préliminaire et aux attentes du marché pour le mois de mars.

Les prix de l’énergie ont bondi de 7,2 % sur un an, enregistrant leur première hausse annuelle depuis fin 2023. Les carburants ont augmenté de 20 %, tandis que le fioul domestique a grimpé de 44,4 %.

Sur une base mensuelle, les prix à la consommation ont progressé de 1,1 % en mars, les coûts de l’énergie ayant augmenté de 7,7 %, reflétant la hausse des prix des carburants et du fioul dans un contexte de tensions au Moyen-Orient.

Les prix alimentaires ont augmenté à un rythme plus modéré de 0,9 % sur un an, en ralentissement par rapport à février, tandis que l’inflation sous-jacente — hors alimentation et énergie — est restée stable à 2,5 %.

Choc énergétique

Les prix des biens ont progressé de 2,3 % sur un an, tandis que les services ont augmenté de 3,2 %, continuant de dépasser l’inflation globale, avec notamment les transports, les loyers et les services sociaux parmi les principaux contributeurs.

Ces données interviennent dans un contexte de choc énergétique sévère, après que la guerre en Iran a perturbé les flux via le détroit d’Ormuz, une artère essentielle du commerce mondial de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié.

Le Brent avait initialement grimpé vers les 120 dollars le baril après la fermeture de cette voie maritime, avant de se stabiliser autour de 100 dollars. Toutefois, les restrictions persistantes sur le transport maritime continuent d’alimenter les inquiétudes concernant l’approvisionnement, malgré l’instauration d’un cessez-le-feu.


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