
Le chef de la police iranienne a assuré que le calme était revenu dans l’ensemble du pays après plusieurs jours de tensions. Il a qualifié la nuit de jeudi de "la plus calme depuis le début des troubles", tout en rejetant les nouveaux appels à manifester lancés depuis l’étranger, a rapporté Press TV.
Par ailleurs, les autorités iraniennes ont annoncé plusieurs arrestations en lien avec les troubles dans différentes provinces, notamment Fars, Kerman, Hormozgan et Golestan, précisant que des armes, des explosifs et des munitions de type militaire avaient été saisis lors d’opérations guidées par les services de renseignement.
Dans ce contexte, des responsables de la défense et de la sécurité ont accusé les États-Unis et Israël de soutenir et de financer les violences, des accusations rejetées par Washington et Tel-Aviv.
Les manifestations antigouvernementales ont débuté le 28 décembre dans la capitale Téhéran, lorsque des commerçants, marchands et petits entrepreneurs ont lancé des grèves et des rassemblements pour dénoncer la flambée de l’inflation, l’effondrement du rial et la détérioration des conditions économiques.
Un groupe de défense des droits humains basé aux États-Unis a indiqué qu’au moins 2 677 personnes avaient été tuées lors des manifestations, et que près de 19 100 autres avaient été arrêtées, tandis que les autorités iraniennes n’ont pas encore publié de bilan officiel.
Depuis, les rassemblements se sont étendus à plusieurs villes et se sont transformés en expressions antigouvernementales de mécontentement, impliquant notamment des travailleurs, des étudiants et d’autres groupes.















