Mali: les autorités interdisent le journal Jeune Afrique

La rédaction avec
15:2317/01/2026, Cumartesi
MAJ: 17/01/2026, Cumartesi
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Le ministre malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, a annoncé vendredi l’interdiction de la circulation, de la distribution et de la vente du journal Jeune Afrique sur l’ensemble du territoire national, pour des "accusations fallacieuses et subversives" portés par ce journal à l’encontre du Mali.

La décision, rendue publique le 16 janvier 2026, s’appuie notamment sur la Constitution, la Charte de la Transition révisée, la loi portant régime de la presse et des délits de presse, ainsi que sur la nécessité de préserver l’ordre public.

Selon le document officiel, les autorités reprochent au journal des
"accusations fallacieuses et subversives"
en lien avec la perturbation de l’approvisionnement en hydrocarbures, ainsi qu’une
"apologie du terrorisme".
La décision évoque également des
"accusations sans fondement"
et une
"absence d’équilibre dans le traitement de l’information",
notamment à travers des allégations d’exactions visant les autorités des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) et les Forces armées burkinabè.
Les autorités maliennes dénoncent par ailleurs une
"absence d’objectivité journalistique",
marquée par une
"partialité",
un
"discours orienté"
, ainsi que des faits de
"diffamation et d’incitation à la haine".

Le texte précise que tout contrevenant à cette mesure s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. L’interdiction prend effet à compter de la date de signature de la décision.

Jeune Afrique n’a pas réagi dans l’immédiat à la décision du ministre malien de l’Administration territoriale.

Pour rappel, la Haute Autorité de la Communication du Mali (HAC) a suspendu et retiré plusieurs chaînes de télévision et radios françaises.

RFI (Radio France Internationale) et France 24 sont suspendues depuis mars 2022, suivies par d’autres médias français tels que TV5 Monde, France 2, TF1 et LCI, portant à six le nombre total de médias français suspendus ou retirés des bouquets de diffusion à la suite de décisions de la HAC.

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