
L’Union Européenne s’est engagée à assister des réfugiés congolais vivant au Burundi avec 3,5 millions d’euros, a annoncé vendredi Johan Borgstam, Représentant spécial de l’UE dans la région des grands lacs à l’issue d’une visite de trois jours au Burundi.
Quatrième visite
D’après le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR), la percée des rebelles du M23 au Sud-Kivu, une province de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a provoqué un afflux massif de réfugiés vers le Burundi voisin.
L’ONU a estimé à plus de 90 000, le nombre des demandeurs d’asile congolais recensés entre le 6 et le 31 décembre 2025.
Guerre contre le M23
Le mouvement rebelle du M23 qui bénéficie du présumé soutien des forces rwandaises, poursuit son avancée dans la partie est de la RDC après la prise de contrôle de plusieurs villes stratégiques de la région dont Goma, Bukavu et Uvira.
Le M23 a été créé en 2012 par des militaires dissidents de l’armée congolaise. Après une brève montée en puissance, il a été défait en 2013 par les Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc), appuyées par les Casques bleus de la Monusco. Cependant, le M23 a repris les armes en 2022, s’emparant de plusieurs localités dans la province du Nord-Kivu, située à la frontière du Rwanda et de l’Ouganda.
Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir activement le M23 pour accéder aux richesses minières de la région. Ces accusations sont étayées par des rapports d’agences onusiennes, qui pointent un appui militaire rwandais au mouvement rebelle.
Le Rwanda réfute ces allégations, affirmant que le M23 est un mouvement congolais dirigé par des Congolais, bien que ses membres parlent le kinyarwanda, la langue rwandaise.










