
La femme d'affaires Halla Tomasdottir a été élue dimanche présidente de l'Islande, selon des résultats définitifs, supplantant l'ancienne Première ministre Katrin Jakobsdottir qui a dû se défendre de critiques la jugeant trop politique pour ce poste.
Mme Jakobsdottir, 48 ans, a concédé sa défaite tôt dimanche, félicitant Mme Tomasdottir, 55 ans.
Ces résultats dotent Mme Tomasdottir, qui était arrivée à la deuxième place lors de l'élection présidentielle de 2016, d'un soutien plus fort que prévu par les sondages qui donnaient les deux candidates coude à coude.
Fondatrice d'Audur Capital, une société d'investissement créée en 2007 pour promouvoir les valeurs féminines dans le secteur financier, Mme Tomasdottir est la directrice générale de The B Team, une organisation à but non lucratif fondée par le milliardaire britannique Richard Branson pour promouvoir dans les affaires des pratiques respectueuses des valeurs humanitaires et du climat.
Le président occupe une fonction largement honorifique en Islande, république parlementaire, mais il est le garant du respect de la Constitution et de l'unité nationale.
Il ou elle a un droit de veto sur les textes parlementaires et peut les soumettre à un référendum.
Je la félicite et je sais qu'elle sera une bonne présidente.
Mme Jakobsdottir a été perçue un temps comme la favorite parmi les 13 candidats à l'élection de samedi.
Cheffe du Mouvement Vert de Gauche depuis 2013 jusqu'à l'élection présidentielle, elle avait suscité des éloges pour sa gestion de la situation pendant les éruptions volcaniques qui se sont succédées sur la péninsule de Reykjanes depuis décembre.
Mme Tomasdottir, qui entrera en fonction le 1er août, succède au très populaire Gudni Johannesson, en poste depuis 2016, qui ne se représentait pas.
Les cinq éruptions, dont une la semaine dernière, ont entraîné des évacuations de milliers d'habitants, notamment de la petite ville de Grindavik.









