Le Soudan, la RDC et la Colombie figurent parmi les crises humanitaires les plus négligées au monde

La rédaction avec
15:374/06/2026, Perşembe
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La RDC figure, quant à elle, dans toutes les éditions du rapport depuis sa création il y a dix ans.
Crédit Photo : @NRC_Norway / X
La RDC figure, quant à elle, dans toutes les éditions du rapport depuis sa création il y a dix ans.

Les crises humanitaires au Soudan, en République démocratique du Congo (RDC) et en Colombie figurent parmi les plus négligées au monde, selon le rapport annuel publié jeudi par le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).

L'organisation a établi ce classement sur la base de trois critères : le manque de financements humanitaires, l'insuffisance de la couverture médiatique et le faible engagement politique de la communauté internationale.

Dans son rapport, le NRC estime que certaines crises sont délaissées
"par choix plutôt que par circonstance"
, dénonçant un écart croissant entre l'ampleur des souffrances humaines et l'attention accordée par les acteurs internationaux.

Le Soudan arrive en tête de la liste des crises les plus négligées. L'organisation souligne que les violences et les atrocités commises dans le pays ont été largement documentées, sans pour autant susciter une réponse politique internationale à la hauteur des besoins.

Le recul majeur de l'aide internationale

La RDC figure, quant à elle, dans toutes les éditions du rapport depuis sa création il y a dix ans. Le NRC déplore l'absence de progrès malgré des décennies de déplacements forcés et de crises humanitaires répétées.

Selon l'organisation, l'année 2025 a marqué un recul majeur de l'aide internationale, alors même que le nombre de personnes déplacées dans le monde atteignait des niveaux records.

Le taux de financement des appels humanitaires a chuté à son plus bas niveau depuis dix ans, entraînant la réduction ou l'arrêt de nombreux programmes d'assistance.

Le NRC attribue cette évolution à la montée du nationalisme, aux priorités de réarmement des pays riches et à un désengagement croissant des bailleurs internationaux.

"Le monde ne manque ni d'informations, ni de ressources, ni de précédents. Des millions de personnes sont abandonnées non pas parce qu'il est impossible de les aider, mais parce que le monde choisit de ne pas le faire",
conclut l'organisation.

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