
Israël maintenait lundi un niveau d’alerte maximal face à la perspective d’une éventuelle frappe américaine contre l’Iran, dans un contexte de craintes d’attaques de représailles de la part de Téhéran, ont rapporté les médias israéliens.
Le diffuseur public KAN a indiqué que l’État hébreu est placé en "alerte maximale" depuis plus d’une semaine, en raison de la possibilité d’une action militaire américaine contre l’Iran.
Les tensions entre Washington et Téhéran se sont fortement intensifiées depuis l’éclatement, le mois dernier, de manifestations antigouvernementales à travers l’Iran.
Selon les médias américains, le porte-avions USS Abraham Lincoln et trois destroyers l’accompagnant sont arrivés vendredi dans l’océan Indien, en route vers le golfe d’Oman, en prévision d’une éventuelle offensive américaine contre l’Iran.
Samedi, le président américain Donald Trump a confirmé ces informations, déclarant qu’une "armada" américaine se dirigeait vers le Moyen-Orient et que Washington suivait de près l’évolution de la situation en Iran.
L’administration américaine affirme que toutes les options, y compris une action militaire, restent envisageables dans sa gestion du dossier iranien, alors que les États-Unis et Israël cherchent à provoquer un changement du système au pouvoir à Téhéran.
De leur côté, les responsables iraniens ont averti que toute attaque américaine entraînerait une riposte "rapide et globale".
En juin dernier, Israël, avec le soutien des États-Unis, avait lancé une guerre de 12 jours contre l’Iran, déclenchant des attaques de représailles par drones et missiles de la part de Téhéran, avant que Washington n’annonce un cessez-le-feu.
Israël et l’Iran se considèrent mutuellement comme leurs principaux adversaires et s’accusent depuis des années de mener des opérations de sabotage et des cyberattaques.
Israël, les États-Unis et plusieurs autres pays accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran dément, affirmant que son programme nucléaire est destiné à des usages civils, notamment la production d’électricité.
Israël est largement considéré comme le seul pays de la région à posséder l’arme nucléaire, bien qu’il ne l’ait jamais reconnu officiellement et qu’il ne soit pas soumis aux inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).









