
Le président français Emmanuel Macron a adressé des messages clairs à ses alliés et à la Russie lors de son discours à la 62e Conférence sur la sécurité de Munich.
Le ton est monté entre le président français Emmanuel Macron et son ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, désormais candidat déclaré à l’élection présidentielle. À distance, les deux responsables politiques ont échangé des critiques appuyées autour de la question sensible de l’État de droit et d’une éventuelle révision constitutionnelle.
Jeudi, Bruno Retailleau a plaidé pour une modification de la Constitution afin de faire évoluer certaines législations sécuritaires et renforcer la lutte contre l’immigration.
"J’assume de dire que l’État de droit connaît des dérives. Si l’on veut y mettre un terme, il faut modifier la Constitution",
a-t-il affirmé.
Des propos qui ont suscité une réaction ferme du chef de l’État. Au micro de la Radio J ce dimanche, Emmanuel Macron a mis en garde contre toute remise en cause des contre-pouvoirs institutionnels.
"Toute velléité de dire : “notre problème, c’est le fait qu’il y a des contre-pouvoirs” est dangereuse parce qu’elle dissout la République. Il ne faut pas mettre en l’air notre Constitution et donner l’impression que nos problèmes viendraient de là",
a-t-il déclaré.
Le président français a néanmoins reconnu que des adaptations pouvaient être envisagées, tout en appelant à la prudence :
"Il faut parfois changer les règles, donc l’État du droit, mais il faut faire très attention à l’État de droit."
Sur le réseau social X, Bruno Retailleau a immédiatement répliqué en mettant en cause le bilan du chef de l’État français :
"Alors qu’il a échoué à réformer le pays, Emmanuel Macron voudrait que rien ne change après 2027."
Allant plus loin, il affirme qu'
"entre les nominations de ses amis aux postes clefs et son appel au statu quo juridique, Emmanuel Macron est l’avocat d’une France immobile",
faisant notamment allusion à la récente nomination de l'actuelle ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin au poste de Première présidente de la Cour des comptes, en remplacement de Pierre Moscovici, parti le 31 décembre.
Cet échange, qui n'est pas le premier entre les deux hommes, illustre les tensions croissantes au sein de la droite et du centre autour des questions institutionnelles et migratoires, à l’approche de la prochaine échéance présidentielle.
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