
La Conférence de Munich sur la sécurité s’est achevée dimanche, au terme de trois jours d’intenses discussions de haut niveau centrées sur la guerre en Ukraine, l’évolution de l’architecture sécuritaire européenne et l’avenir des relations transatlantiques dans un ordre mondial en rapide mutation.
L’édition 2026 de ce rendez-vous annuel a réuni plus de 1 000 dirigeants, diplomates et experts en sécurité issus de plus de 115 pays, dont une soixantaine de chefs d’État et de gouvernement.
La conférence s’est ouverte vendredi sur des mises en garde concernant l’érosion de l’ordre international fondé sur des règles.
Ukraine, OTAN et unité transatlantique
Il a souligné que les pays européens augmentent leurs dépenses de défense et assument davantage de responsabilités au sein de l’Alliance.
Les dirigeants européens ont, pour leur part, mis en avant la nécessité d’une coordination accrue en matière de défense. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a réitéré les projets visant à augmenter les dépenses militaires, affirmant qu’une Europe plus forte viendrait renforcer l’OTAN.
Friedrich Merz a par ailleurs souligné que l’Union européenne devait nouer des partenariats avec des pays comme la Türkiye, l’Inde et le Brésil afin de relever les défis mondiaux.
Si des responsables américains ont rassuré leurs alliés européens quant à l’engagement de Washington envers l’OTAN, plusieurs dirigeants européens ont averti que des approches unilatérales risqueraient d’affaiblir l’unité de l’Alliance.
Moyen-Orient, défis mondiaux et avenir de l’Europe
Au-delà de l’Ukraine, le Moyen-Orient a occupé une place centrale dans les échanges. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal bin Farhan, a appelé à un arrêt immédiat des violences à Gaza et à des avancées vers la reconnaissance d’un État palestinien, soulignant que la stabilité passe par des mesures concrètes en faveur d’une solution à deux États.
La ministre palestinienne des Affaires étrangères, Varsen Aghabekian Shaheen, a exhorté des pays européens comme l’Allemagne et la Finlande à reconnaître l’État de Palestine.
Les discussions ont également abordé la souveraineté de la Syrie, les efforts de reconstruction ainsi que les mécanismes de reddition de comptes, après des années de conflit.
La sécurité climatique et la résilience économique ont aussi été au centre des débats. Plusieurs dirigeants ont averti que l’inaction face au changement climatique représente des risques économiques et sécuritaires croissants.
Enfin, lors de la dernière journée, l’attention s’est portée sur le positionnement stratégique de l’Europe à long terme. La cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, a rejeté l’idée d’un déclin européen, affirmant que le continent doit renforcer ses capacités de défense et son rôle mondial dans un environnement de plus en plus compétitif.
Du côté de la Türkiye, le ministre des Finances Mehmet Simsek, le chef de l’Organisation nationale du renseignement Ibrahim Kalin, le président de la commission de la Défense nationale du Parlement Hulusi Akar ainsi que le conseiller principal du président pour la politique étrangère et la sécurité Akif Cagatay Kilic ont pris part à la conférence et tenu des réunions bilatérales en marge des travaux.












