Nominations stratégiques: des mouvements clés au sommet de l’État à l’approche de 2027 en France

La rédaction avec
15:2510/02/2026, mardi
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Le président français Emmanuel Macron porte des lunettes de protection et un casque de chantier lors de sa visite des nouvelles lignes de production de la nouvelle usine de production d'acier électrique d'ArcelorMittal à Mardyck, dans le nord de la France, le 10 février 2026.
Crédit Photo : BENOIT TESSIER / POOL / AFP
Le président français Emmanuel Macron porte des lunettes de protection et un casque de chantier lors de sa visite des nouvelles lignes de production de la nouvelle usine de production d'acier électrique d'ArcelorMittal à Mardyck, dans le nord de la France, le 10 février 2026.

Plusieurs mouvements récents au sommet des institutions françaises relancent le débat sur les nominations stratégiques à l’approche de l’élection présidentielle de 2027, sur fond de soupçons d’une volonté du président français Emmanuel Macron de verrouiller les postes les plus sensibles de la haute administration publique avant cette échéance.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a annoncé qu’il quitterait ses fonctions en juin prochain, soit un an avant le terme initial de son mandat prévu en juin 2027. Ce départ anticipé ouvre la voie à la nomination d’un nouveau dirigeant à la tête de l’institution monétaire.

Par ailleurs, Amélie de Montchalin, actuelle ministre des Comptes publics, est pressentie pour devenir première présidente de la Cour des comptes en remplacement de Pierre Moscovici, qui a laissé la Cour des comptes sans président depuis le début de l’année, au profit de la Cour des comptes européenne.

Emmanuel Macron confierait ainsi à une fidèle, âgée de 40 ans et rompue aux questions économiques et budgétaires, les destinées de la haute juridiction financière, dont les rapports et les jugements sont particulièrement redoutés par les responsables publics.

Sécuriser les postes stratégiques avant l'alternance?

Ces évolutions s’inscrivent dans une série de changements intervenus au sein de la haute administration. En février 2025, Richard Ferrand a été nommé membre du Conseil constitutionnel pour un mandat de neuf ans, courant jusqu’en 2034.

Au Conseil d’État, le vice-président Didier-Roland Tabuteau doit faire valoir ses droits à la retraite le 21 mai prochain, conformément à un décret publié fin janvier. Le nom de Marc Guillaume, actuel préfet d’Île-de-France et ancien secrétaire général du gouvernement, est évoqué dans la presse pour lui succéder.

Ces nominations concernent des institutions clés, Banque de France, Cour des comptes, Conseil constitutionnel et Conseil d’État, dont les mandats s’étendent au-delà de l’échéance présidentielle de 2027.

Ces mouvements soulèvent une question centrale liée à une éventuelle volonté de sécuriser des postes stratégiques avant une possible alternance. De son côté, l’exécutif met en avant le principe de continuité de l’État.

La présidentielle de 2027 constitue la prochaine échéance majeure du calendrier politique français.


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