Crédit Photo : Handout / DANISH DEFENCE / AFP
Cette photo diffusée le 27 septembre 2022 par le commandement de la défense danoise montre la fuite de gaz sur le gazoduc Nord Stream 2, telle qu'elle est vue depuis le F-16 de la défense danoise qui a réagi au large de l'île danoise de Bornholm, au sud de Dueodde, dans la mer Baltique.
Le Kremlin a jugé jeudi "satisfaisant" que l'enquête sur le sabotage du gazoduc Nord Stream, reliant la Russie à l'Allemagne par la mer Baltique, se poursuive après l'arrestation d'un suspect ukrainien.
"Il est bien sûr satisfaisant que cette enquête se poursuive",
a commenté le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
"Nous voulons croire qu'elle sera menée à terme et que non seulement les auteurs mais aussi les commanditaires de ces actes terroristes seront identifiés"
, a-t-il ajouté au cours de son briefing quotidien, auquel participait l'AFP.
Un Ukrainien, soupçonné par la justice allemande d'être l'un des coordinateurs du commando ayant saboté cette infrastructure dans la mer Baltique, a été arrêté en Italie la semaine dernière.
Il s'agit de la première arrestation dans cette mystérieuse affaire, particulièrement sensible en raison de l'assaut d'ampleur contre l'Ukraine déclenché par la Russie en février 2022.
Le 26 septembre 2022, quatre énormes fuites de gaz précédées d'explosions sous-marines avaient eu lieu à quelques heures d'intervalle sur Nord Stream 1 et 2, des conduites reliant la Russie à l'Allemagne.
A cette époque, Moscou avait cessé de livrer du gaz via Nord Stream 1, acheminant alors l'essentiel du gaz russe vers l'Europe, sur fond de bras de fer avec les pays européens alliés de Kiev. Quant au gazoduc jumeau Nord Stream 2, pomme de discorde entre Berlin et Washington depuis des années, il n'était jamais entré en service.
Depuis le sabotage, des enquêtes judiciaires avaient été ouvertes séparément par l'Allemagne, la Suède et le Danemark. Elles ont été closes dans ces deux pays scandinaves en 2024.
De nombreuses pistes ont été évoquées, avec toujours en toile de fond l'hypothèse selon laquelle un État pourrait être le commanditaire de l'opération.
D'après les journaux américains New York Times, Wall Street Journal, The Washington Post et allemand Der Spiegel, ce sabotage a été réalisé par un groupe ukrainien mais le degré d'implication de l'Etat ukrainien reste sujet à débat, celui-ci démentant de son côté toute responsabilité.
La Russie avait accusé les Etats-Unis et le Royaume-Uni d'être impliqués dans ces explosions.
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