
Le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), qui milite pour l’indépendance totale du territoire français de la Nouvelle-Calédonie, a annoncé mercredi qu’il rejetait "sans équivoque" l’accord signé à Paris sur le statut institutionnel de l’archipel.
Le FLNKS accuse également Paris de recourir à un "chantage économique", affirmant que l’allègement de la dette, les fonds de reconstruction et l’aide financière seraient conditionnés à l’acceptation du projet institutionnel de l’État.
Située à près de 17.000 kilomètres de la France métropolitaine, la Nouvelle-Calédonie a été secouée par de violentes émeutes en mai 2024, après que le gouvernement français a engagé une réforme constitutionnelle visant à autoriser les résidents français de longue durée à voter aux élections locales, une initiative dénoncée par ses opposants comme contraire à l’accord de Nouméa de 1998, qui reconnaît une autonomie au peuple kanak.









