Nouvelle-Calédonie: les indépendantistes rejettent l’accord

16:0021/01/2026, mercredi
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Le FLNKS rejette l’accord signé à Paris sur le statut institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, qu’il juge contraire au droit international et au processus de décolonisation.
Crédit Photo : X /
Le FLNKS rejette l’accord signé à Paris sur le statut institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, qu’il juge contraire au droit international et au processus de décolonisation.

Le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), qui milite pour l’indépendance totale du territoire français de la Nouvelle-Calédonie, a annoncé mercredi qu’il rejetait "sans équivoque" l’accord signé à Paris sur le statut institutionnel de l’archipel.

Le dernier accord en date, connu sous le nom d’accord Élysée-Oudinot, a été signé le 19 janvier entre le gouvernement français et certains représentants politiques de la Nouvelle-Calédonie.

Dans un communiqué publié sur le réseau social américain Facebook, le FLNKS a estimé que le texte
"ne constitue pas une avancée politique"
et reflète au contraire la volonté de l’État français d’imposer son projet pour le territoire par la contrainte.

Le mouvement indépendantiste a ajouté que l’accord est incompatible avec le droit international ainsi qu’avec le processus de décolonisation de la Nouvelle-Calédonie.

Le FLNKS accuse également Paris de recourir à un "chantage économique", affirmant que l’allègement de la dette, les fonds de reconstruction et l’aide financière seraient conditionnés à l’acceptation du projet institutionnel de l’État.


Selon le communiqué, l’accord porterait atteinte aux droits politiques du peuple autochtone kanak et affaiblirait les perspectives d’autodétermination.

Le FLNKS a par ailleurs rappelé rejeter l’accord de Bougival, signé en juillet 2025, qui visait à créer un
"État de la Nouvelle-Calédonie à statut spécial au sein de la France"
, pour les mêmes motifs.

"Le FLNKS poursuivra son action politique afin que le processus menant à la pleine souveraineté soit respecté, conformément à l’accord de Nouméa et au droit international"
, indique le communiqué.

Située à près de 17.000 kilomètres de la France métropolitaine, la Nouvelle-Calédonie a été secouée par de violentes émeutes en mai 2024, après que le gouvernement français a engagé une réforme constitutionnelle visant à autoriser les résidents français de longue durée à voter aux élections locales, une initiative dénoncée par ses opposants comme contraire à l’accord de Nouméa de 1998, qui reconnaît une autonomie au peuple kanak.


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