
Les Nations unies ont alerté vendredi sur la dégradation continue de la situation humanitaire au Liban, affirmant que les civils continuent de payer un "tribut dévastateur" en raison des frappes israéliennes et des destructions menées sur le territoire libanais malgré le cessez-le-feu annoncé le mois dernier.
Dans un communiqué, le coordinateur humanitaire de l’ONU au Liban, Imran Riza, a déclaré que les populations civiles continuaient de subir les conséquences des frappes aériennes israéliennes depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu du 17 avril.
Selon les Nations unies, les violences de ces derniers jours ont causé des morts et des blessés parmi les civils, y compris des femmes et des enfants, tout en provoquant de nouveaux déplacements de population.
Des réfugiés syriens et palestiniens ainsi que des migrants bangladais figurent également parmi les victimes recensées.
L’ONU dénonce les risques pour les humanitaires
Imran Riza a également alerté sur les dangers croissants auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires, les secouristes et les équipes médicales opérant dans les zones touchées.
Le responsable onusien a rappelé que le droit international humanitaire impose la protection des civils, des infrastructures essentielles ainsi que des personnels humanitaires et médicaux.
Il a insisté sur la nécessité de garantir un accès humanitaire rapide et sans entrave aux populations affectées.
Un cessez-le-feu fragilisé par la poursuite des frappes
Les dernières opérations militaires israéliennes au Liban ont débuté le 2 mars, dans un contexte régional marqué par les tensions liées à la guerre avec l’Iran.
Selon les autorités libanaises, ces attaques ont fait au moins 2 896 morts et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes.
Malgré le cessez-le-feu annoncé le 17 avril puis prolongé jusqu’au 17 mai, l’armée israélienne poursuit ses frappes quotidiennes au Liban ainsi que ses échanges de tirs avec le Hezbollah.
Parallèlement, un troisième cycle de négociations sous médiation américaine entre Israël et le Liban s’est ouvert jeudi à Washington afin de tenter de prolonger la trêve et d’éviter une nouvelle escalade régionale.










