L'Iran rejette l’option militaire et met en garde Washington et Abou Dhabi

La rédaction avec
11:395/05/2026, mardi
AA
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Crédit Photo : X /
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé tôt mardi qu’il n’existe "pas de solution militaire à une crise politique", mettant en garde les États-Unis et les Émirats arabes unis contre toute nouvelle escalade dans le détroit d’Ormuz.

"Les événements dans Ormuz montrent clairement qu’il n’y a pas de solution militaire à une crise politique"
, a écrit Araghchi sur la plateforme sociale américaine X, ajoutant:
"Alors que les discussions progressent grâce aux efforts bienveillants du Pakistan, les États-Unis doivent veiller à ne pas être replongés dans un bourbier par ceux qui ne souhaitent pas l’apaisement. Les Émirats arabes unis également."

Araghchi a par ailleurs rejeté le plan américain
"Project Freedom"
visant à escorter les navires marchands hors du détroit, affirmant que
"Project Freedom est un Project Deadlock"
.

L’Iran a lancé lundi des frappes de représailles visant les Émirats arabes unis. Ces nouvelles attaques de missiles et de drones marquent les premiers incidents de ce type depuis l’entrée en vigueur, le mois dernier, d’un cessez-le-feu entre Téhéran et Washington.


Les Émirats ont ensuite signalé une quatrième vague de missiles et de drones tirés depuis l’Iran, indiquant que leurs systèmes de défense aérienne avaient intercepté 15 missiles et quatre drones.

Un incendie s’est également déclaré dans la zone industrielle pétrolière de Fujairah, important hub énergétique situé sur la côte orientale émiratie, après avoir été touchée par un drone lancé depuis l’Iran.


Les tensions régionales se sont aggravées depuis les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, qui ont provoqué des représailles de Téhéran contre Israël ainsi que contre des alliés américains dans le Golfe, en plus de la fermeture du détroit d’Ormuz.

Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril sous médiation pakistanaise, mais les discussions tenues à Islamabad n’ont pas permis d’aboutir à un accord durable. La trêve a ensuite été prolongée par le président américain Donald Trump sans échéance définie.


À lire également:




#Abbas Araghchi
#détroit d’Ormuz
#États-Unis
#Iran
#Émirats arabes unis
#Project Freedom
#tensions Golfe
#missiles
#drones
#cessez-le-feu