
Des pays arabes condamnent la décision israélienne d’enregistrer des terres de Cisjordanie comme "propriété d’État", dénonçant une violation du droit international et une tentative d’annexion du territoire palestinien.
Les Nations unies et la communauté internationale considèrent la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, comme un territoire occupé et estiment que les colonies israéliennes qui y sont implantées sont illégales au regard du droit international.
Selon Le Caire, cette décision compromet les perspectives d’un État palestinien viable et indépendant et affaiblit davantage les chances d’instaurer une paix juste et globale dans la région.
L’Égypte a également averti que de telles politiques représentent une escalade grave susceptible d’accentuer les tensions et l’instabilité dans les territoires palestiniens ainsi que dans l’ensemble de la région.
En vertu de l’Accord d’Oslo II signé en 1995, la zone A de la Cisjordanie est placée sous contrôle palestinien total, la zone B sous contrôle civil palestinien et sécuritaire israélien, tandis que la zone C, qui représente environ 61 % de la Cisjordanie, reste sous contrôle total israélien.
Cet accord limite l’enregistrement des terres par l’Autorité palestinienne aux zones A et B, tout en l’interdisant dans la zone C.
Cette nouvelle décision s’inscrit dans une série de mesures approuvées la semaine dernière par le cabinet de sécurité israélien, visant à étendre la construction de colonies illégales et à renforcer le contrôle de Tel-Aviv sur la Cisjordanie occupée.
Selon des médias israéliens, les mesures comprennent la suppression d’une loi interdisant la vente de terres en Cisjordanie à des colons illégaux, la réouverture des registres fonciers et le transfert de l’autorité sur les permis de construire dans un bloc de colonies près d’Hébron, d’une municipalité palestinienne vers l’administration civile israélienne.
Depuis le 8 octobre 2023 et le début de sa campagne militaire à Gaza, Israël a intensifié ses opérations en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est. Pour les Palestiniens, cette escalade, marquée par des morts, des arrestations, des déplacements forcés et l’expansion des colonies, constitue un pas vers l’annexion formelle du territoire.
En juillet 2024, la Cour internationale de Justice a rendu un avis historique déclarant illégale l’occupation israélienne et appelant à l’évacuation de toutes les colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.










