
Plus de 10 000 civils ont fui le Liban vers la Syrie à la suite des frappes israéliennes ayant visé plusieurs régions libanaises, notamment la banlieue sud de Beyrouth, connue sous le nom de Dahiyé.
Les bombardements menés par l’armée israélienne dans différentes zones du pays ont provoqué une intensification des déplacements de population. D’après les autorités syriennes, au moins 10 000 personnes ont franchi la frontière via la campagne de Damas et le point de passage de Jousieh, dans la province de Homs.
Face à cet afflux massif, de longues files d’attente se sont formées aux postes-frontières, contraignant de nombreux civils à patienter plusieurs heures. Le directeur des relations publiques du poste-frontière, Mohammed al-Kassem, a expliqué que cette forte affluence résultait directement de la dégradation de la situation sécuritaire au Liban.
Il a précisé que les autorités libanaises autorisaient les départs sans apposer de tampon sur les passeports, ce qui a facilité les traversées mais accru la pression sur les infrastructures.
Des équipes de la protection civile ont été mobilisées pour accueillir les arrivants, avec l’ouverture de salles supplémentaires et le déploiement de personnel additionnel.
Témoignages de civils
Antanyus Yasmin, arrivé en Syrie, a expliqué qu’il se trouvait au Liban pour suivre un traitement médical qu’il a dû interrompre en raison des bombardements, évoquant une affluence importante au poste-frontière.
Alaa Ahmed a, de son côté, fait état de frappes intenses sur Beyrouth. Réfugié au Liban, il a décidé de retourner définitivement en Syrie afin d’y reconstruire sa vie.
Escalade régionale
Ces déplacements s’inscrivent dans un contexte d’escalade régionale. Le 28 février, Israël et les États-Unis ont lancé une offensive militaire contre l’Iran alors que des négociations étaient en cours entre Téhéran et Washington.
En représailles, l’Iran a visé Israël ainsi que des cibles situées dans plusieurs pays accueillant des bases américaines, notamment le Qatar, les Émirats arabes unis et Bahreïn.
Selon les autorités iraniennes, les frappes américano-israéliennes ont coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei ainsi qu’à plusieurs hauts responsables. Le Croissant-Rouge iranien a fait état d’un bilan de 787 morts à la suite de ces attaques.










