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Le ministre français de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, répond lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 24 février 2026.
Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a assuré mardi qu’il n’existait "aucun risque d’approvisionnement à court terme" en France, malgré les incertitudes économiques provoquées par la guerre au Moyen-Orient.
S’exprimant lors d’un point presse à Bercy, en amont d’une réunion du Haut Conseil de stabilité financière, le ministre a reconnu que le conflit entre Israël, les États-Unis et l’Iran générait des
"incertitudes économiques et financières"
que le gouvernement se doit de
"Il n’y a aucun risque d’approvisionnement à court terme en France, ni sur le gaz, ni sur l’essence. Donc ne créons pas un problème qui n’existe pas. On n’a aucune raison de se ruer aujourd’hui dans les stations-service"
, a-t-il déclaré.
Roland Lescure a précisé qu’un dispositif spécifique avait été activé face à la situation, comprenant notamment une
"cellule de crise qui se réunit une fois par jour"
sous sa direction à Bercy.
Cette cellule a pour mission de
"suivre l’évolution des marchés financiers, des indicateurs économiques et, évidemment, des marchés de l’énergie"
, a-t-il détaillé.
Le gouverneur de la Banque de France s’est également voulu rassurant, écartant à ce stade toute perspective de mouvement immédiat sur les taux d’intérêt en lien avec la crise.
Sur les marchés internationaux, les cours du pétrole et du gaz ont toutefois enregistré de fortes hausses.
Après une progression de plus de 6 % lundi, le baril de Brent a atteint 81 dollars en Asie. Les prix du gaz ont, de leur côté, grimpé de plus de 23 % vers 9h50 (heure de Paris), après avoir initialement bondi de 33 %.
Malgré cette volatilité, les autorités françaises insistent sur la solidité des capacités d’approvisionnement nationales à court terme, tout en maintenant une vigilance accrue face à l’évolution du conflit et à ses potentielles répercussions économiques.
Fermeture du détroit d'Ormuz
Le lancement, samedi, d’une vaste offensive américano-israélienne contre l’Iran, qui aurait entraîné la mort de plusieurs hauts responsables iraniens, dont le guide suprême Ali Khamenei, a plongé la région dans un embrasement.
Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël ainsi que des sites régionaux abritant des installations militaires américaines, alimentant une forte escalade des tensions au Moyen-Orient.
Au-delà de ces représailles militaires, les autorités iraniennes ont annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz au trafic maritime et menacé d’attaquer tout navire tentant de franchir cette zone.
Ce passage stratégique voit transiter environ un cinquième du pétrole échangé dans le monde, ainsi que d’importants volumes de gaz naturel liquéfié exportés par le Qatar et les Émirats arabes unis. Près de 20 % de la consommation mondiale quotidienne de pétrole, soit environ 20 millions de barils, emprunte ce corridor maritime.
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