L’ONU appelle à une enquête urgente sur la frappe américano-israélienne contre une école primaire en Iran

La rédaction avec
18:503/03/2026, Salı
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Des habitants creusent des tombes lors des funérailles d’enfants tués dans une frappe signalée contre une école primaire à Minab, dans la province iranienne d’Hormozgan, le 3 mars 2026.
Des habitants creusent des tombes lors des funérailles d’enfants tués dans une frappe signalée contre une école primaire à Minab, dans la province iranienne d’Hormozgan, le 3 mars 2026.

L’ONU appelle à une enquête urgente sur la frappe américano-israélienne contre une école primaire en Iran.

La porte-parole du Bureau des droits de l’homme des Nations unies, Ravina Shamdasani, s’exprimait mardi lors du point de presse hebdomadaire de l’Office des Nations unies à Genève.

Elle a déclaré que la peur, la panique et l’angoisse ressenties par des millions de personnes au Moyen-Orient et au-delà étaient
"entièrement évitables"
, soulignant que la situation s’aggravait et s’étendait d’heure en heure.
Shamdasani a ajouté que le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, était
"profondément choqué"
par les frappes menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran, par la riposte iranienne contre des États de la région ainsi que par l’implication du Hezbollah, et par les répercussions généralisées du conflit sur les civils et les infrastructures civiles.

Rappelant que le droit international impose la protection des civils et des biens civils, elle a souligné que tous les États et groupes armés sont tenus de respecter ces obligations.

Selon elle, les affrontements en cours ont affecté, outre l’Iran et Israël, douze autres pays. Des habitations, bureaux et commerces, ainsi que des aéroports, des infrastructures énergétiques et d’autres installations civiles ont été détruits ou endommagés.

Shamdasani a indiqué que le Croissant-Rouge iranien faisait état de 787 morts en Iran. Elle a précisé que l’événement le plus meurtrier et le plus destructeur avait été l’attaque contre une école primaire dans la ville de Minab, dans le sud du pays, qui a causé la mort et des blessures à des dizaines de jeunes filles.

Elle a également signalé que l’accès à internet avait de nouveau été restreint pour de nombreux Iraniens, exprimant son inquiétude quant à la limitation de l’accès aux informations essentielles permettant de se protéger face aux combats en cours.

Shamdasani a déclaré:
"Le Haut-Commissaire appelle à une enquête urgente, impartiale et complète sur les circonstances de l’attaque. La responsabilité de l’enquête incombe aux forces qui ont mené la frappe. Nous demandons que les conclusions soient rendues publiques et que des mécanismes de responsabilité et de réparation soient mis en place pour les victimes."
Répondant à une question d’un journaliste d'Anadolu sur la présence éventuelle d’une équipe en Iran et sur les modalités de collecte d’informations en l’absence d’accès à internet, elle a indiqué:
"Nous n’avons pas d’équipe sur le terrain. Nous n’avons pas accès à l’Iran et les restrictions sur internet limitent encore davantage notre capacité à recueillir des informations. Nous nous appuyons sur des sources fiables sur le terrain pour vérifier les faits."
Le porte-parole du Bureau des droits de l’homme a ajouté que le Haut-Commissaire appelait toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, à prévenir toute nouvelle escalade de la violence et à prendre toutes les mesures possibles pour protéger les civils, y compris les ressortissants étrangers, ainsi que les infrastructures critiques.
"Le retour à la table des négociations est le seul et unique moyen de mettre fin aux morts, aux destructions et au désespoir"
, a-t-elle affirmé.

Elle a également fait part de la vive inquiétude de l’ONU face à l’escalade des combats au Liban, après des tirs de missiles du Hezbollah contre Israël et de lourdes frappes de représailles israéliennes ayant notamment visé Beyrouth. Elle a exhorté les deux parties à mettre immédiatement fin à cette escalade majeure de la violence et à revenir au cessez-le-feu convenu.

Les attaques américano-israéliennes contre l’Iran

Israël et les États-Unis ont lancé des frappes militaires contre l’Iran le 28 février, alors que des négociations étaient en cours entre Téhéran et Washington.

L’Iran a riposté en menant des attaques visant non seulement Israël, mais aussi des cibles situées dans plusieurs pays de la région, notamment au Qatar, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, où se trouvent des bases américaines.

Lors des frappes américano-israéliennes, le dirigeant iranien Ali Khamenei ainsi que de nombreux hauts responsables ont été tués.

Le Croissant-Rouge iranien a annoncé que 787 personnes avaient péri dans les attaques menées par les États-Unis et Israël.

La télévision d’État iranienne a indiqué que, le 28 février, une frappe américano-israélienne contre une école primaire de filles à Minab, dans la province d’Hormozgan, avait fait 153 morts parmi les élèves et les enseignants.

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