Ramadan 2026: l’UFCM alerte contre les iftars pro-israéliens

La rédaction
10:3530/01/2026, Cuma
Yeni Şafak
A l'occasion du ramadan, qui débutera le 18 février, l'Union Française des Consommateurs Musulmans (UFCM) met en garde sur l'instrumentalisation des iftars à des fins politiques
Crédit Photo : UFCM / Archive
A l'occasion du ramadan, qui débutera le 18 février, l'Union Française des Consommateurs Musulmans (UFCM) met en garde sur l'instrumentalisation des iftars à des fins politiques

À l’approche du Ramadan 2026, l’Union Française des Consommateurs Musulmans publie un communiqué ferme appelant les responsables de mosquées à refuser toute organisation d’iftars avec des soutiens de l’armée israélienne. L’UFCM dénonce une instrumentalisation politique des lieux de culte et une banalisation de crimes de guerre contre les civils palestiniens. Rappelant des dérives observées lors du Ramadan 2025, l’organisation insiste sur la responsabilité morale et religieuse des dirigeants de mosquées.

L’
Union Française des Consommateurs Musulmans (UFCM)
a publié un communiqué ferme appelant les responsables de mosquées à refuser toute organisation d’iftars avec des personnalités soutenant publiquement l’armée israélienne. À l’approche du
Ramadan 2026
, l’organisation évoque une responsabilité
"humaine et religieuse"
et met en garde contre des dérives déjà observées lors du Ramadan précédent.

Dans son texte,
l’UFCM
adresse un
"lourd avertissement aux présidents de mosquée qui ont failli à leur devoir humain et religieux"
, estimant que certaines invitations constituent une banalisation de crimes de guerre commis contre les civils palestiniens.

La présence de soutiens à l’armée israélienne incompatible avec les valeurs du Ramadan


Le communiqué fait référence à un événement organisé le 21 janvier dernier par la Grande Mosquée de Paris. Un colloque intitulé "Face à la drogue et à son trafic", consacré à un enjeu de santé publique majeur.


"La question des stupéfiants est un enjeu majeur qui détruit des vies et fait des ravages, notamment au sein de la jeunesse. Elle appelle une mobilisation sincère, lucide et désintéressée de l'ensemble de la société"
, rappelle l’UFCM.

Cependant, l’organisation dénonce la présence annoncée de
Mikael Journo
, aumônier israélite ayant exprimé publiquement son soutien à l’
armée israélienne
. Une participation jugée incompatible avec l’éthique des lieux de culte musulmans.

"Cette armée est aujourd'hui responsable de massacres de civils palestiniens parmi les plus graves du XXIe siècle, abondamment documentés"
, affirme le communiqué.

L’UFCM estime que cette invitation relève d’une
"instrumentalisation par la mosquée de Paris à des fins politiques"
, faite
"au mépris des fidèles et de toute personne éprise de justice"
.

Ramadan et refus de la banalisation des crimes de guerre


L’organisation précise que sa position ne vise pas à remettre en cause le dialogue interreligieux. Celui-ci est jugé nécessaire, mais strictement encadré par des principes éthiques clairs.


"Il ne s'agit pas de remettre en cause le dialogue interreligieux, nécessaire en ces temps troublés, mais de refuser toute banalisation ou légitimation de crimes de guerre"
, souligne
l’UFCM
.

Le texte insiste sur le fait que
"le dialogue ne peut servir de paravent moral ni de refuge à celles et ceux qui justifient ou excusent l'assassinat de populations innocentes".

À l’approche du Ramadan, décrit comme un mois de
"résistance morale, de solidarité concrète et de proximité avec les peuples qui souffrent"
, l’UFCM rappelle que les responsables de mosquées portent une responsabilité particulière dans le choix de leurs invités.

Des dérives déjà constatées lors du Ramadan 2025


Le communiqué évoque également des faits survenus lors du Ramadan 2025, notamment à Lyon et dans sa région. Des responsables de mosquées y avaient organisé des iftars avec des personnes déclarant publiquement leur soutien à l’armée israélienne.


"Ces dérives ne doivent ni se répéter ni se banaliser
", avertit l’UFCM.

L’organisation rappelle que les mosquées ne peuvent devenir des espaces de calcul politique ou de quête de reconnaissance institutionnelle.


"La mosquée est un lieu de recueillement, de spiritualité et de rappel à Dieu; elle n'a pas à être instrumentalisée pour des enjeux qui la détournent de sa finalité"
, insiste le texte.

"Aucune place dans les iftars organisés dans les mosquées"


L’UFCM
conclut son communiqué par une position sans ambiguïté.

"Nous l'affirmons avec clarté: les personnes ayant soutenu, justifié ou banalisé l'assassinat de milliers de Palestiniens innocents n'ont aucune place dans les iftars, rencontres ou événements organisés dans les mosquées, quels que soient leur statut, leur religion ou leur camp politique."

Le texte se conclut par un rappel religieux fort, présenté comme un fondement moral de cette prise de position :


"Celui d'entre vous qui voit un mal, qu'il le change par sa main. S'il ne peut pas, alors par sa langue. S'il ne peut pas, alors par son cœur - et ceci est le degré le plus faible de la foi."

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