
Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a appelé mardi la France à exiger "la cessation immédiate du commerce entre l’Union européenne (UE) et Israël" afin de faire pression sur le gouvernement israélien.
Intervenu sur France Info, Roussel a rappelé que le gouvernement israélien qui continue de frapper violemment la population libanaise.
Cette prise de position intervient alors qu’une Initiative Citoyenne Européenne (ICE), soutenue notamment par La France insoumise et des partis de la gauche européenne, a recueilli près d’un million de signatures pour exiger la suspension totale de l’accord d’association UE-Israël.
Tendance en Europe
La Commission européenne a proposé en septembre 2025 une suspension partielle des concessions commerciales (réimposition de droits de douane sur une partie des exportations israéliennes), mais cette mesure n’a pas obtenu le soutien d’une majorité qualifiée des États membres, en raison de l’opposition ferme de l’Allemagne, de la Hongrie et de la République tchèque.
Plusieurs pays (Espagne, Irlande, Slovénie, Suède) réclament une suspension plus large, tandis que d’autres refusent toute mesure unilatérale.
À ce stade, aucune suspension totale n’est à l’ordre du jour, l’UE privilégiant le dialogue et des sanctions ciblées (contre des ministres extrémistes ou des colons violents).
Avis divisés
Le Parti socialiste (PS) et Les Écologistes (EELV) soutiennent des sanctions renforcées et une suspension partielle de l’accord, tout en appelant à la reconnaissance de l’État palestinien.
La majorité présidentielle (Renaissance) se montre plus prudente : elle n’exclut pas une révision de l’accord en cas de violations graves du droit international, mais refuse pour l’instant un embargo généralisé.
À droite, Les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN) s’opposent fermement à toute mesure de boycott ou de suspension, estimant qu’elle serait contre-productive et qu’elle affaiblirait la sécurité d’Israël.











