
Le groupe TotalEnergies met fin ce mardi 7 avril au plafonnement des prix du carburant dans ses 3 300 stations-service du territoire métropolitain français, une mesure qui avait été mise en place le 12 mars pour protéger les consommateurs face à la flambée des prix liée au conflit au Moyen-Orient.
Depuis le 12 mars, TotalEnergies avait bloqué ses prix à 1,99 euro le litre d'essence et à 2,09 euros le litre de diesel. Le groupe avait prolongé ce dispositif jusqu'au 7 avril afin de protéger ses clients pendant le week-end de Pâques, selon le communiqué.
Des prix bien en dessous du marché
Le plafonnement avait créé un écart significatif avec les prix pratiqués ailleurs. Dans les stations de la grande distribution, habituellement moins chères, le gazole se négociait autour de 2,25 euros le litre en fin de semaine dernière, contre 2,09 euros chez TotalEnergies.
Cet écart avait provoqué des files d'attente dans les stations TotalEnergies, les automobilistes se ruant vers le groupe pétrolier pour faire le plein avant la fin du dispositif.
Une politique de transparence revendiquée
Rappel
La fin du plafonnement intervient dans un contexte de tensions sur l'approvisionnement en carburant. Des pénuries liées au conflit au Moyen-Orient ont temporairement mis certaines stations-service françaises hors service. Le 2 avril, une station TotalEnergies à Montreuil était ainsi à l'arrêt en raison de perturbations d'approvisionnement liées à l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.
Ce détroit, par lequel transitent normalement environ 20 millions de barils de pétrole par jour, est effectivement perturbé depuis début mars à la suite des mesures iraniennes prises en représailles à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février.
Les grands producteurs, dont l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït, l'Irak et le Qatar, dépendent largement de ce passage. Les marchés européens et les grandes économies asiatiques telles que la Chine, l'Inde, le Japon et la Corée du Sud en dépendent pour leurs importations énergétiques.
Les analystes avertissent que la hausse des prix de l'énergie pourrait alimenter l'inflation et compliquer davantage les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui est restée prudente face aux hausses de prix découlant des droits de douane.











