À l’approche des négociations, Trump affirme que l’Iran a tenté de relancer son programme nucléaire

La rédaction avec
13:535/02/2026, Perşembe
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Le président américain Donald Trump s'adresse à la presse avant de signer un projet de loi de financement visant à mettre fin à la fermeture partielle du gouvernement dans le Bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, le 3 février 2026.
Crédit Photo : SAUL LOEB / AFP
Le président américain Donald Trump s'adresse à la presse avant de signer un projet de loi de financement visant à mettre fin à la fermeture partielle du gouvernement dans le Bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, le 3 février 2026.

Le président américain a affirmé mercredi que l’Iran avait tenté de relancer son programme nucléaire à la suite des frappes américaines menées durant l’été.

"Ils ont essayé de revenir sur le site, mais n’ont même pas pu s’en approcher: tout avait été totalement détruit"
, a-t-il déclaré dans un entretien accordé à NBC News.

Il a ajouté que Téhéran envisageait de construire un nouveau site dans une autre région du pays, un projet qui, selon lui, aurait été détecté par les États-Unis.

"Je leur ai dit que s’ils allaient dans cette direction, nous prendrions des mesures très graves contre eux"
, a-t-il averti.

Ces déclarations interviennent alors que l’Iran et les États-Unis se préparent à se rencontrer vendredi à Mascate, la capitale d’Oman, pour des discussions portant sur le programme nucléaire iranien. Bien que la tenue de ces pourparlers ait été incertaine en début de semaine, un responsable de la Maison-Blanche a confirmé à Anadolu qu’ils auront bien lieu.

Téhéran a également confirmé la rencontre. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que les discussions débuteront vendredi matin.
Selon le média américain Axios, Washington a informé l’Iran qu’aucune modification du lieu ni du format des discussions prévues vendredi ne serait acceptée.
"Nous leur avons dit que c’était à prendre ou à laisser, et ils ont répondu: “Très bien, alors rien”"
, a déclaré à Axios un responsable américain sous couvert d’anonymat.

Auparavant, des médias iraniens avaient fait état de négociations indirectes prévues à Mascate, centrées sur le dossier nucléaire. Avant le choix d’Oman, Istanbul avait été envisagée comme lieu de rencontre, à la suite d’une médiation menée par la Türkiye visant à apaiser les tensions entre les deux pays.

Axios a également rapporté que les États-Unis se disent prêts à reprendre les discussions cette semaine ou la suivante si l’Iran accepte de revenir au format initial des pourparlers.

De son côté, l’agence iranienne semi-officielle Mehr News a cité une source affirmant que Washington chercherait à élargir l’agenda des discussions à des questions non nucléaires, notamment liées à la défense.

La source a souligné que ces exigences, jugées contraires à la sécurité nationale et aux capacités de dissuasion de l’Iran, étaient
"fondamentalement non négociables".

La même source a toutefois affirmé que l’Iran restait disposé à négocier sur le nucléaire dans un cadre clairement défini et fondé sur le respect mutuel, estimant que l’introduction de demandes excessives et étrangères à l’accord constituait le principal obstacle à la poursuite des discussions.

Oman a déjà joué par le passé un rôle de médiateur lors de contacts indirects entre Téhéran et Washington.

Les pourparlers à venir s’inscrivent dans un contexte de tensions accrues entre les deux pays, marqué par un renforcement de la présence militaire américaine dans le golfe Persique et par les menaces répétées d’une action militaire formulées par Donald Trump.

Ces derniers jours, plusieurs pays ont proposé leur médiation afin de réduire les tensions, la Türkiye se montrant particulièrement active dans ce processus.

Les États-Unis et leur allié israélien accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, tandis que Téhéran affirme que son programme nucléaire est exclusivement pacifique et destiné notamment à la production d’électricité.


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