
Le ministre yéménite de l’Intérieur a averti dimanche les responsables militaires et sécuritaires de la capitale provisoire, Aden, contre toute distribution d’armes effectuée sans autorisation officielle.
Ibrahim Haydan a adressé une note écrite leur demandant de se conformer strictement aux instructions du président du Conseil présidentiel, Rachad al-Alimi, qui interdit tout transfert d’armes d’Aden vers d’autres provinces sans l’approbation des autorités de l’État, selon un communiqué publié sur le site du ministère de l’Intérieur.
Le ministre a souligné que les armes doivent impérativement demeurer sous le contrôle exclusif des institutions officielles, mettant en garde contre tout transport, stockage, vente ou distribution en dehors des cadres légaux.
Il a précisé que toute circulation d’armes hors des circuits autorisés représente une menace directe pour la sécurité, la stabilité et la paix sociale, et nuit aux efforts nationaux visant à préserver l’ordre public et l’État de droit.
Le communiqué précise que toute violation de ces directives entraînera des poursuites judiciaires.
Cette mise en garde intervient dans un contexte de forte escalade au Yémen, marquée depuis mardi par l’avancée des forces du Conseil de transition du Sud (CTS), mouvement favorable à la sécession, qui ont pris le contrôle des provinces de Hadramaout et d’Al-Mahra au début du mois de décembre.
Ces deux régions, qui représentent près de la moitié du territoire yéménite, sont frontalières de l’Arabie saoudite.
Riyad accuse les Émirats arabes unis d’encourager les forces du CTS à mener des opérations militaires le long de la frontière sud du royaume, notamment à Hadramaout et à Al-Mahra, des accusations rejetées par Abou Dhabi.
Le CTS affirme que les gouvernements yéménites successifs ont marginalisé les régions du Sud sur les plans politique et économique et appelle à la séparation. Les autorités yéménites rejettent ces accusations et réaffirment leur attachement à l’unité nationale.









