Yémen: le gouvernement annonce avoir repris le contrôle complet de la province d’Hadramaout

La rédaction avec
10:015/01/2026, lundi
AA
Cette photo prise le 4 janvier 2026 montre les forces soutenues par l'Arabie saoudite déployées dans la ville de Mukalla, dans la province côtière d'Hadramawt, au sud du Yémen.
Cette photo prise le 4 janvier 2026 montre les forces soutenues par l'Arabie saoudite déployées dans la ville de Mukalla, dans la province côtière d'Hadramawt, au sud du Yémen.

Le gouvernement yéménite a annoncé avoir rétabli son autorité sur l’ensemble de la province d’Hadramaout, après le retrait des forces liées au Conseil de transition du Sud (CTS).

Salim al-Hanbashi, gouverneur d’Hadramaout et chef des forces gouvernementales "Bouclier de la Patrie", a affirmé que toutes les zones orientales de la province étaient désormais placées sous contrôle étatique.


Arrivé à l’aéroport international de Seyun, il a confirmé l’évacuation des forces du CTS et indiqué que des démarches étaient en cours pour remettre en fonctionnement les services publics.
"Nous entamons l’administration d’Hadramaout depuis Seyun
," a-t-il déclaré, précisant que des sanctions sévères seraient prises contre les responsables sécuritaires soupçonnés d’avoir soutenu le camp adverse.

Sur le plan administratif, la province d’Hadramaout se compose de deux entités : la zone côtière, dont Mukalla est la principale ville, et la région de la vallée et du désert, centrée sur Seyun. La chaîne Yemen TV avait déjà rapporté que les forces du "Bouclier de la Patrie" étaient entrées à Mukalla.


Cette reprise du contrôle intervient après l’expansion, début décembre, des forces du CTS, appuyées par les Émirats arabes unis, dans l’est du pays.


Le 30 décembre, la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite a mené des frappes contre des véhicules militaires émiratis, ce qui a conduit le gouvernement yéménite à annuler l’accord de défense conjoint avec Abou Dhabi et à exiger le retrait des troupes sous 24 heures.


Les positions militaires prises par le CTS en décembre à Hadramaout ont également été ciblées par des frappes aériennes le 2 janvier, que le CTS a imputées à l’Arabie saoudite, avant d’annoncer une phase de transition de deux ans en vue de l’"indépendance" de la région.


A lire également:





#Conseil de transition du sud
#province d’Hadramaout
#Yémen