
Le Japon s’apprête à remettre en service la plus grande centrale nucléaire du monde la semaine prochaine, après qu’une première tentative avait dû être interrompue en janvier en raison d’un dysfonctionnement d’alarme, a annoncé vendredi son opérateur.
Selon lui, l’alarme avait détecté de légères variations du courant électrique dans un câble en raison d’une erreur de configuration, bien que ces variations soient restées dans une plage considérée comme sûre. Les paramètres du système d’alerte ont depuis été modifiés, permettant un redémarrage en toute sécurité, a-t-il assuré, précisant que l’exploitation commerciale pourrait débuter au plus tôt le 18 mars.
Mais le pays, pauvre en ressources naturelles et cinquième émetteur mondial de dioxyde de carbone, cherche désormais à réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et à répondre à la demande croissante d’électricité, notamment liée au développement de l’intelligence artificielle (IA).
À ce jour, 14 réacteurs ont été remis en service dans l’archipel, après un durcissement strict des normes de sécurité.
La centrale de Kashiwazaki-Kariwa s’étend sur 400 hectares le long de la mer du Japon, face à la péninsule coréenne. Son redémarrage constituerait une première pour Tepco dans une centrale nucléaire, l’entreprise étant également l’opérateur du site de Fukushima Daiichi.
En janvier, sept groupes opposés au projet ont déposé une pétition réunissant près de 40 000 signatures auprès de Tepco et de l’Autorité japonaise de régulation nucléaire, affirmant que la centrale est située sur une zone de faille sismique active, déjà touchée par un important séisme en 2007.









