
Le groupe maritime français CMA-CGM estime à environ 300 millions de dollars les surcoûts engendrés au cours du semestre par la crise au Moyen-Orient et les perturbations affectant le détroit d'Ormuz, selon les déclarations faites mardi par ses dirigeants devant une commission parlementaire.
Le président-directeur général du groupe, Rodolphe Saadé, et le directeur financier, Ramón Fernández, ont détaillé les conséquences opérationnelles et financières de cette situation exceptionnelle, qui continue de peser sur les chaînes logistiques internationales et sur le transport maritime mondial.
Une cellule de crise activée dès le début des hostilités
Cette organisation de crise a permis à CMA-CGM de maintenir ses activités tout en recherchant des solutions alternatives pour limiter les perturbations des flux commerciaux.
Des itinéraires alternatifs pour préserver les livraisons
Les navires interrompent désormais leur trajet avant de franchir le détroit d'Ormuz, notamment dans les ports de Khor Fakkan et de Duqm, à Oman. Les marchandises sont ensuite acheminées vers leur destination finale par voie terrestre grâce à des réseaux routiers et ferroviaires.
Une facture qui pourrait encore s'alourdir
Ces dépenses supplémentaires résultent notamment des navires immobilisés, des conteneurs bloqués ainsi que des solutions logistiques alternatives déployées via les Émirats arabes unis, Oman et l'Arabie saoudite, utilisant successivement le transport routier, ferroviaire et aérien.
Le détroit d'Ormuz au cœur des tensions géopolitiques
Cette voie maritime stratégique, par laquelle transite une part importante des exportations mondiales d'hydrocarbures, fait l'objet de fortes tensions géopolitiques. Téhéran a restreint le transit commercial dans cette zone, tandis que Washington a renforcé les mesures de pression contre les ports iraniens, accentuant les incertitudes pour les armateurs et les acteurs du commerce international.










