
La flambée du prix du kérosène, liée à la guerre en Iran, fait peser un risque majeur sur le transport aérien. Passé de 750 à 1 900 dollars la tonne, ce carburant pourrait représenter jusqu’à 45 % des coûts des compagnies. Arnaud Montebourg alerte sur une possible réduction massive des vols, notamment vers l’Asie. L’Europe ne disposerait plus que de six semaines de réserves, selon l’AIE. Cette crise pourrait affecter les vacances d’été et accentuer les tensions politiques autour de la gestion énergétique.
Le prix du kérosène connaît une hausse spectaculaire dans le contexte de la guerre en Iran. Il est passé de 750 à 1 900 dollars la tonne. Cette flambée menace directement le transport aérien mondial.
Invité sur BFMTV, Arnaud Montebourg a alerté sur les conséquences immédiates pour les compagnies aériennes.
Le carburant représente habituellement environ 20 % des coûts d’exploitation. Selon lui, cette part pourrait atteindre 45 %, un niveau critique pour la rentabilité du secteur.
Vols vers l’Asie en danger et tourisme sous pression
L’ancien ministre évoque des scénarios alarmants. Il affirme que Air France aurait envisagé une réduction massive de ses liaisons.
Selon ses déclarations, jusqu’à 45 % des vols vers l’Asie pourraient être menacés si la situation persiste, notamment en cas de fermeture du détroit d’Ormuz, axe stratégique du transport énergétique mondial.
Par ailleurs, l’Italie aurait déjà commencé à rationner le kérosène dans certains aéroports, signe d’une tension croissante sur l’approvisionnement.
D’après Agence internationale de l’énergie, l’Europe ne disposerait plus que de six semaines de réserves dans ce contexte géopolitique instable.
Vacances d’été menacées et tensions politiques
Il a également dénoncé la stratégie européenne consistant à envisager des importations de kérosène depuis les États-Unis.









