
Les autorités locales de Gaza ont indiqué mardi que seulement 397 voyageurs ont franchi le point de passage de Rafah avec l’Égypte au cours de la semaine écoulée, depuis la réouverture partielle du terminal par Israël sous des restrictions strictes.
Israël a rouvert le côté palestinien du passage de Rafah le 2 février, de manière très limitée, après l’avoir occupé depuis mai 2024.
Des médias égyptiens et israéliens avaient auparavant rapporté qu’un plan prévoyait le départ quotidien de 50 Palestiniens de Gaza vers l’Égypte, ainsi que l’entrée d’un nombre équivalent dans l’enclave, principalement des patients et leurs accompagnateurs. Ce mécanisme ne s’est cependant pas concrétisé à ce jour.
Selon des estimations palestiniennes à Gaza, environ 22 000 blessés et malades doivent quitter le territoire pour recevoir des soins médicaux, alors que les autorités décrivent un effondrement catastrophique du système de santé, conséquence de la guerre menée par Israël contre Gaza.
Par ailleurs, près de 80 000 Palestiniens se sont enregistrés pour retourner à Gaza, un chiffre que les responsables interprètent comme le signe d’un rejet persistant du déplacement forcé et d’une volonté de retour malgré l’ampleur des destructions.
Avant la guerre, des centaines de Palestiniens traversaient chaque jour le point de passage de Rafah vers l’Égypte, tandis que des centaines d’autres rentraient à Gaza dans le cadre de procédures normales supervisées par le ministère de l’Intérieur de Gaza et les autorités égyptiennes, sans intervention israélienne.
Israël était censé rouvrir le passage lors de la première phase de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, mais ne l’a pas fait.
La guerre d’Israël contre Gaza, entamée le 8 octobre 2023 et qui a duré deux ans, a fait plus de 72 000 morts palestiniens et plus de 171 000 blessés, majoritairement des femmes et des enfants, et a détruit environ 90 % des infrastructures civiles de l’enclave.










