
La Bulgarie ne fournira plus à l'Ukraine d'armes prélevées sur ses stocks militaires publics, a annoncé ce mercredi le Premier ministre Roumen Radev, qui a plaidé pour une solution diplomatique au conflit.
Arrêt des fournitures militaires
Selon des déclarations faites à la presse, le gouvernement bulgare a décidé de mettre un terme aux transferts d'équipements issus des stocks militaires nationaux vers l'Ukraine.
Plaidoyer pour une voie diplomatique
Roumen Radev a par ailleurs estimé qu'une issue au conflit ne pouvait être obtenue par des moyens militaires, mettant en avant l'impasse sécuritaire actuelle.
Aide antérieure et mécanismes européens
Jusqu'à présent, Sofia avait livré à l'Ukraine plusieurs équipements issus de ses réserves militaires, notamment des systèmes de défense aérienne et des missiles sol-air.
En outre, les industries de défense bulgares produisent des munitions compatibles avec les armements de conception soviétique encore largement utilisés par les forces ukrainiennes, ce qui conférait à ce pays un rôle logistique privilégié.
Réactions politiques et position géostratégique
Cette annonce a suscité des critiques au sein du parti conservateur GERB de l'ancien Premier ministre Boïko Borissov. Ce dernier a précisé qu'une telle décision risquait d'affaiblir la crédibilité de la Bulgarie auprès de ses alliés occidentaux, notamment au sein de l'Union européenne et de l'Otan.
Toutefois, ces équipements continuent d'être exportés vers plusieurs pays européens, qui peuvent ensuite les transférer à Kiev.
Pour rappel, la Bulgarie occupe une position particulière dans le dispositif de soutien à l'Ukraine, entre ses obligations atlantiques et sa structure industrielle héritée de l'ère soviétique.











