
Le maire de Nice et président de l'UDR Éric Ciotti a dénoncé mercredi un recul de la sécurité dans les priorités publiques, dans le sillage de la mort de Lyhanna dans le Gers, regrettant que celle-ci ne soit plus une valeur première.
L'élu a regretté que la protection des citoyens ne constitue plus une valeur première, affirmant qu'elle est désormais reléguée dans les arbitrages institutionnels.
Il a précisé que la sécurité apparaît comme une valeur secondaire, y compris dans les décisions du Conseil constitutionnel, au sommet de la chaîne juridique française.
Appel à un durcissement pénal
Il a estimé qu'il existe naturellement une responsabilité collective dans l'affaire Lyhanna, tout en évoquant des fautes très graves dans le déroulement des faits. Critiquant les moyens de l'État, il a dénoncé la faiblesse des ressources dont disposent la justice et les enquêteurs.
Réponse gouvernementale et mobilisation
Selon ses propos, la sécurité est passée au second, voire au troisième ou quatrième plan, tandis que les ressources consacrées aux fonctions régaliennes auraient été divisées par deux depuis cinquante ans.
Par ailleurs, l'affaire a provoqué une forte mobilisation, avec plus de 60 000 personnes rassemblées pour dénoncer les dysfonctionnements du système judiciaire.
Poursuites judiciaires envisagées
Dans un courrier adressé aux membres du gouvernement, le chef du gouvernement a évoqué l'émotion et l'effroi des Français face à ce drame, ainsi qu'une incompréhension quant aux circonstances de l'affaire. Le principal suspect, Jérôme Barella, avait déjà fait l'objet de plusieurs plaintes et signalements avant les faits.
De plus, une action en justice contre l'État pour faute lourde est envisagée par l'avocat d'une victime, visant notamment le garde des Sceaux Gérald Darmanin.
Pour rappel, le gouvernement français a annoncé une série de mesures visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles sur mineurs, à la suite de la mort de Lyhanna, 11 ans, qui a suscité une forte émotion dans l'hexagone.











