
À l’approche de la Coupe du monde 2026, l’ONU et plusieurs ONG alertent sur les conséquences de la politique migratoire américaine. Le refus d’entrée de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan a ravivé les critiques contre les restrictions appliquées aux frontières des États-Unis. Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme rappelle que les politiques migratoires doivent respecter le droit international et les garanties procédurales. Des organisations de défense des droits humains craignent que ces mesures nuisent à l’inclusivité du tournoi et à l’image du Mondial organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les Nations unies et plusieurs organisations de défense des droits humains multiplient les mises en garde contre les conséquences de la politique migratoire américaine sur le bon déroulement du tournoi. L’ONU appelle Washington à appliquer ses règles d’immigration dans le respect du droit international et à garantir l’accès au territoire américain aux joueurs, officiels, journalistes et supporters attendus pour la compétition.
Cette inquiétude intervient dans un contexte marqué par plusieurs incidents ayant déjà affecté la préparation du Mondial. Le cas le plus médiatisé concerne l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, élu meilleur arbitre africain en 2025, qui s’est vu refuser l’entrée aux États-Unis malgré un visa valide. Les autorités américaines ont invoqué des préoccupations liées au contrôle de sécurité, tandis que la FIFA a indiqué ne pas intervenir dans les décisions souveraines des États en matière d’immigration.
L’ONU insiste sur le respect des droits des voyageurs
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a rappelé que les États disposent du droit de définir leur politique migratoire, mais que celle-ci doit être appliquée dans le respect des procédures légales et des droits fondamentaux. Selon lui, le non-respect de ces principes risque d’affaiblir la confiance dans les institutions et de porter atteinte aux droits des personnes concernées.
Les préoccupations ont également été relayées par la coalition Sport & Rights Alliance, qui dénonce un "climat de peur" créé par les restrictions migratoires, les contrôles renforcés aux frontières et les opérations d’expulsion menées aux États-Unis. L’organisation estime que ces mesures pourraient affecter les supporters, les médias et les travailleurs liés à l’événement sportif.
Des craintes pour l’image du Mondial 2026
Plusieurs ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, alertent depuis plusieurs mois sur les risques que les politiques migratoires américaines font peser sur l’image de la Coupe du monde 2026. Elles craignent que certains supporters ou représentants de pays concernés par les restrictions de voyage rencontrent des difficultés pour assister aux rencontres organisées principalement aux États-Unis.
Des observateurs soulignent que le tournoi, présenté par la FIFA comme le plus inclusif de l’histoire avec 48 équipes participantes, pourrait être fragilisé par des mesures perçues comme restrictives. Certains experts évoquent déjà un contraste entre l’ambition universelle de la compétition et les obstacles rencontrés par certains acteurs du football international pour accéder au territoire américain.
Alors que des millions de supporters sont attendus entre le 11 juin et le 19 juillet, l’ONU et plusieurs organisations internationales appellent Washington à garantir que la politique migratoire américaine ne compromette ni l’esprit d’ouverture du tournoi ni les engagements pris lors de l’attribution de la Coupe du monde 2026.











