France/Carburants : la CGT et LFI réclament un plafonnement à 1,70 euro, le gouvernement exclut un blocage

La rédaction avec
15:357/04/2026, вторник
AA
La secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT), Sophie Binet (à droite), s'adresse aux membres de la Confédération générale du travail (CGT) lors d'un rassemblement éclair organisé dans un grand magasin parisien, à Paris, le 1er avril 2026.
Crédit Photo : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
La secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT), Sophie Binet (à droite), s'adresse aux membres de la Confédération générale du travail (CGT) lors d'un rassemblement éclair organisé dans un grand magasin parisien, à Paris, le 1er avril 2026.

La CGT et le mouvement La France insoumise (LFI) ont appelé à instaurer un prix maximum des carburants à 1,70 euro le litre, dans un contexte de forte hausse liée au conflit au Moyen-Orient, une proposition rejetée par le gouvernement.

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a plaidé pour ce plafonnement dans un entretien publié lundi, estimant nécessaire de limiter les prix pratiqués par les groupes pétroliers. Cette position a été reprise mardi par la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, qui a défendu un retour à un niveau de prix comparable à celui observé avant le déclenchement du conflit.

Mathilde Panot a déclaré que la hausse des prix du carburant avait des répercussions sur l’ensemble de l’économie, notamment sur les coûts de l’énergie et de l’alimentation. Elle a également mis en cause les bénéfices réalisés par les groupes pétroliers dans ce contexte.
De son côté, Sophie Binet a dénoncé des
"marges élevées"
et des
"bénéfices records"
dans le secteur, appelant également au retour de tarifs réglementés pour le gaz et l’électricité, c’est-à-dire des prix fixés par les pouvoirs publics en fonction des coûts de production, et non par les marchés.
Ces prises de position interviennent alors que les prix des carburants ont dépassé les deux euros le litre en France. Selon des données compilées à partir de stations-service, le gazole s’établissait récemment à plus de 2,28 euros le litre en moyenne, contre environ 1,72 euro avant le début du conflit au Moyen-Orient.

"Prêt flash carburant"

Le gouvernement a rejeté l’idée d’un blocage des prix. La porte-parole et ministre chargée de l’Énergie, Maud Bregeon, a affirmé qu’un tel dispositif n’était pas envisagé.

Parallèlement, le ministre de l’Économie Roland Lescure doit recevoir mardi les organisations syndicales à Bercy pour évoquer les conséquences de la hausse des prix de l’énergie. La CGT entend y défendre plusieurs mesures, dont le blocage des prix et une revalorisation des salaires.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a pour sa part annoncé la mise en place prochaine d’aides
"ciblées"
, tandis que le ministère de l’Économie a évoqué le lancement d’un dispositif de
"prêt flash carburant"
via Bpifrance, destiné à soutenir la trésorerie des petites entreprises exposées à la hausse des coûts.

La hausse des prix des carburants s’inscrit dans un contexte de tensions énergétiques mondiales, alimentées par le conflit au Moyen-Orient, qui a provoqué une forte augmentation des cours du pétrole et accentué les préoccupations sur le pouvoir d’achat et la compétitivité économique.


A lire également:

#blocage
#Carburants
#CGT
#La France Insoumise (LFI)