
La CGT et le mouvement La France insoumise (LFI) ont appelé à instaurer un prix maximum des carburants à 1,70 euro le litre, dans un contexte de forte hausse liée au conflit au Moyen-Orient, une proposition rejetée par le gouvernement.
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a plaidé pour ce plafonnement dans un entretien publié lundi, estimant nécessaire de limiter les prix pratiqués par les groupes pétroliers. Cette position a été reprise mardi par la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, qui a défendu un retour à un niveau de prix comparable à celui observé avant le déclenchement du conflit.
"Prêt flash carburant"
Le gouvernement a rejeté l’idée d’un blocage des prix. La porte-parole et ministre chargée de l’Énergie, Maud Bregeon, a affirmé qu’un tel dispositif n’était pas envisagé.
Parallèlement, le ministre de l’Économie Roland Lescure doit recevoir mardi les organisations syndicales à Bercy pour évoquer les conséquences de la hausse des prix de l’énergie. La CGT entend y défendre plusieurs mesures, dont le blocage des prix et une revalorisation des salaires.
La hausse des prix des carburants s’inscrit dans un contexte de tensions énergétiques mondiales, alimentées par le conflit au Moyen-Orient, qui a provoqué une forte augmentation des cours du pétrole et accentué les préoccupations sur le pouvoir d’achat et la compétitivité économique.











