France : environ 18 % des stations-service touchées par des ruptures de carburant (gouvernement)

La rédaction avec
12:007/04/2026, Salı
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La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, prononce un discours lors d'un point presse à l'issue d'un Conseil des ministres présidé par le Premier ministre français à l'Hôtel de Matignon, à Paris, le 1er avril 2026.
Crédit Photo : ANNA KURTH / AFP
La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, prononce un discours lors d'un point presse à l'issue d'un Conseil des ministres présidé par le Premier ministre français à l'Hôtel de Matignon, à Paris, le 1er avril 2026.

Environ 18 % des stations-service en France sont confrontées à des ruptures d’au moins un carburant en raison de difficultés logistiques de transport, a indiqué mardi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.

"Le pétrole arrive en France. Il n’y a pas de problème au niveau des raffineries ni des dépôts"
, a-t-elle déclaré, soulignant que la situation est liée à un engorgement des réseaux de transport.

Selon les chiffres communiqués, 83 % des stations en difficulté appartiennent au réseau de TotalEnergies, où les tensions sont particulièrement marquées.

La porte-parole a expliqué que le plafonnement des prix mis en place par le groupe depuis plusieurs semaines a entraîné un écart avec les autres réseaux de distribution, attirant davantage d’automobilistes et accentuant les tensions sur le réapprovisionnement.

Dispositif d'aide

"Il y a un engorgement sur les réseaux de transport, essentiellement sur le réseau Total"
, a-t-elle ajouté.
Elle a également assuré que
"tous les moyens nécessaires"
ont été mobilisés pour accélérer le réapprovisionnement, précisant que la situation s’est déjà améliorée par rapport à la veille au soir.
Maud Bregeon a par ailleurs annoncé qu’un
"nouveau dispositif d’aide"
aux carburants sera dévoilé
"dans les jours à venir"
par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, et qu’il sera destiné
"aux Français qui travaillent"
.
Elle a toutefois précisé qu’
"il n’y aura pas d’aide universelle"
et qu’
"il n’y aura pas de blocage des prix"
des carburants, privilégiant ainsi un soutien ciblé plutôt qu’un mécanisme généralisé.

Ces annonces interviennent dans un contexte de tensions énergétiques et de volatilité des marchés, alimentées notamment par les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient.


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