
Les autorités judiciaires françaises et néerlandaises ont annoncé jeudi le démantèlement du service de réseau privé virtuel "First VPN", présenté comme un outil largement utilisé par des cybercriminels pour dissimuler leur identité lors d’activités illégales en ligne, ont rapporté les médias français.
L’opération, menée les 19 et 20 mai avec l’appui d’Eurojust et d’Europol, a mobilisé plusieurs pays européens, de Paris à Kiev en passant par Amsterdam et La Haye.
83 dossiers de renseignement
Une enquête avait été ouverte en décembre 2021 par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, après l’identification récurrente de l’utilisation de ce service dans des affaires de rançongiciels, de fraudes massives, de vols de données et d’autres infractions visant notamment des victimes françaises.
Les autorités européennes affirment avoir recueilli de nombreuses données sur les utilisateurs du service. Selon le parquet de Paris, 83 dossiers de renseignement concernant 506 usagers ont été transmis aux pays partenaires.
Selon le parquet de Paris, près d’un million de modems infectés avaient alors été déconnectés du réseau criminel et plusieurs millions d’euros en cryptomonnaies saisis ou gelés.










