
Une enquête est en cours à Paris après la plainte déposée par un gendarme de 29 ans dénonçant des faits de "harcèlement raciste" au sein de la Garde républicaine, ont indiqué des sources concordantes, confirmées par la Gendarmerie nationale.
Le militaire a saisi la justice le 17 décembre 2025 pour harcèlement moral et diffamation non publique à caractère racial, avant d’être entendu en janvier. L’enquête, ouverte par le parquet de Paris, est toujours en cours.
Le gendarme affirme dénoncer des faits s’étalant sur plusieurs années, évoquant des propos à connotation raciale dès son arrivée dans l’unité, ainsi que des remarques liées à ses origines, à sa pratique religieuse ou à l’usage de la langue arabe dans un cadre privé. Il fait également état de contrôles jugés injustifiés visant ses visiteurs et d’une suspicion persistante à son égard.
"Tolérance zéro"
Son avocat indique que ces éléments s’inscrivent dans un contexte plus large de discriminations alléguées, ayant eu des répercussions sur son état de santé, avec notamment plusieurs arrêts de travail.
La Garde républicaine, chargée notamment de missions de sécurité publique et de représentation protocolaire, regroupe plusieurs centaines de militaires pouvant être mobilisés pour la protection de sites institutionnels.
Cette affaire intervient dans un contexte plus large de vigilance accrue des institutions françaises sur les questions de discrimination au sein des forces de sécurité, avec le développement ces dernières années de dispositifs dédiés à la prévention et à l’accompagnement des personnels.











