Moyen-Orient: Washington aurait fixé cinq conditions pour un accord avec l’Iran

La rédaction avec
18:2017/05/2026, dimanche
MAJ: 17/05/2026, dimanche
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Les États-Unis auraient soumis cinq conditions à l’Iran dans le cadre des discussions sur un futur accord, selon Fars News Agency. Washington demanderait notamment la limitation des installations nucléaires iraniennes, le transfert d’uranium vers les États-Unis et le maintien du gel d’une grande partie des avoirs iraniens.
Crédit Photo : AFP /
Les États-Unis auraient soumis cinq conditions à l’Iran dans le cadre des discussions sur un futur accord, selon Fars News Agency. Washington demanderait notamment la limitation des installations nucléaires iraniennes, le transfert d’uranium vers les États-Unis et le maintien du gel d’une grande partie des avoirs iraniens.

Les États-Unis auraient présenté cinq conditions majeures dans le cadre des discussions visant un accord avec l’Iran, selon des informations rapportées dimanche par l’agence iranienne semi-officielle Fars News Agency.

Parmi les principales exigences américaines figure le maintien d’
"une seule installation nucléaire iranienne autorisée à rester opérationnelle",
selon cette source.
Washington demanderait également le transfert vers les États-Unis de 400 kilogrammes d’uranium iranien, le maintien du gel de 75 % des avoirs iraniens détenus à l’étranger, ainsi que le refus de toute compensation financière ou réparation en faveur de Téhéran.

Une autre condition évoquée concernerait l’arrêt des affrontements sur l’ensemble des fronts régionaux liés aux négociations en cours.

Téhéran réclame la levée des sanctions et la reconnaissance de sa souveraineté

Selon Fars News Agency, les autorités iraniennes auraient formulé plusieurs contre-exigences dans le cadre des discussions.

Téhéran demanderait notamment la levée des sanctions américaines, le déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger ainsi que des compensations pour les dommages causés par la guerre récente.

L’Iran exigerait également
"la reconnaissance de la souveraineté iranienne sur le détroit d’Ormuz",
voie maritime stratégique essentielle au commerce énergétique mondial.

Les autorités iraniennes souhaiteraient par ailleurs un arrêt des hostilités sur l’ensemble des fronts régionaux, y compris au Liban.

Des tensions toujours fortes malgré la trêve

Les tensions au Moyen-Orient se sont fortement aggravées après les frappes lancées en février par les États-Unis et Israël contre des installations iraniennes.

Téhéran avait riposté par des frappes contre Israël et plusieurs alliés américains dans le Golfe, tout en annonçant la fermeture du détroit d’Ormuz.

Un cessez-le-feu était ensuite entré en vigueur le 8 avril sous médiation pakistanaise afin de limiter l’escalade régionale.

Toutefois, les négociations organisées à Islamabad n’avaient pas permis d’aboutir à un accord durable entre les différentes parties.

Par la suite, Donald Trump avait annoncé une prolongation de la trêve pour une durée indéterminée, dans un contexte marqué par des tensions diplomatiques persistantes autour du programme nucléaire iranien et de la sécurité régionale.

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